La Cour de cassation du Koweït a confirmé lundi la peine de deux ans de prison prononcée contre un ténor de l'opposition, Mussallam al-Barrak, pour insulte à l'émir, a indiqué son groupe politique.
Le verdict de la Cour de cassation a été annoncé dans un tweet du Mouvement de l'Action Populaire (MAP) auquel appartient M. Barrak.
Condamné en appel à deux ans de prison en février, M. Barrak, un ancien député, a commencé à purger sa peine le 1er mars. Après 50 jours passés en prison, la Cour de cassation avait ordonné sa libération sous caution.
Il est le membre le plus en vue de l'opposition à être incarcéré dans le cadre d'une campagne de répression sans précédent lancée par le gouvernement contre des dissidents. Des dizaines de militants ont été condamnés à des peines de prison.
Le verdict de la Cour de cassation est sans appel. Il peut compromettre l'avenir politique de M. Barrak, secrétaire général du MAP, car il pourrait le priver du droit de se présenter à de futures élections législatives.
M. Barrak était poursuivi pour un discours devant des milliers de manifestants en octobre 2012 contre un amendement de la loi électorale dans lequel il avait accusé la famille princière des Al-Sabah de chercher à manipuler les résultats des élections.
Membre du Parlement à deux reprises, M. Barrak a boycotté, sur décision de son groupe politique de tendance nationaliste, les élections de décembre 2012 et de juillet 2013 tenues après l'amendement de la loi électorale.
En avril 2013, il avait été condamné dans un premier temps à 5 ans de prison, une peine annulée par la Cour d'appel qui avait ordonné alors un nouveau procès.
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Koweït: peine de prison confirmée en cassation pour un ténor de l'opposition
AFP / le 18 mai 2015 à 14h00


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