Des membres présumés d'el-Qaëda ont capturé 36 militaires à Moukalla, chef-lieu du Hadramout, une province du sud-est du Yémen, que le réseau extrémiste contrôle depuis avril, ont indiqué samedi à l'AFP des responsables locaux.
Les militaires ont été maîtrisés par les insurgés à leur arrivée vendredi soir au port de Moukalla, en provenance de l'île yéménite de Socatra, a ajouté un responsable, indiquant que les 36 hommes étaient en civil mais armés.
"Les combattants d'el-Qaëda soupçonnaient ces militaires d'être des partisans de la rébellion chiite des Houthis", a-t-il poursuivi. Un bilan de 20 militaires enlevés avait été donné dans un premier temps. Quatre marins, qui ont convoyé les militaires de Socatra à Moukalla, ont été interpellés puis libérés, selon un autre responsable.
En outre, les insurgés d'el-Qaëda ont arrêté ces derniers jours à Moukalla plusieurs personnes sous l'accusation d'"espionnage pour les Américains", ont indiqué les deux responsables. Dans la province voisine de Chabwa, des hommes armés de tribus ont repris la région pétrolière d'Usaylan au terme de deux jours d'affrontements avec des rebelles chiites et leurs alliés qui contrôlaient cette région, ont indiqué des sources militaires et tribales. Au moins, 18 rebelles et 4 hommes de tribus ont été tués dans les combats, a-t-on ajouté.
El-Qaëda, bien implanté dans le sud et le sud-est du Yémen, est foncièrement hostile aux rebelles chiites qui tentent de prendre le contrôle de l'ensemble du Yémen après avoir conquis la capitale Sanaa et de vastes régions du nord, de l'ouest et du centre du pays. D'importantes unités de l'armée sont restées fidèles à l'ancien président Ali Abdallah Saleh, qui s'est allié aux Houthis dans leur offensive militaire. Mettant à profit le chaos provoqué par l'offensive des Houthis et l'affaiblissement du pouvoir avec la fuite du président Abd Rabbo Mansour Hadi et de membres de son gouvernement, réfugiés en Arabie saoudite, el-Qaëda s'est emparé début avril notamment de la ville portuaire de Moukalla.
Pays pauvre de la péninsule arabique où la population est fortement armée et dont le territoire est morcelé, le Yémen est depuis des années en proie aux violences impliquant plusieurs groupes militaro-religieux dont les Houthis, el-Qaëda, les puissantes tribus et plus récemment le groupe jihadiste Etat islamique (EI).
Les militaires ont été maîtrisés par les insurgés à leur arrivée vendredi soir au port de Moukalla, en provenance de l'île yéménite de Socatra, a ajouté un responsable, indiquant que les 36 hommes étaient en civil mais armés."Les combattants d'el-Qaëda soupçonnaient ces militaires d'être des partisans de la rébellion chiite des Houthis", a-t-il poursuivi. Un bilan de 20 militaires enlevés avait été donné dans un premier temps. Quatre marins, qui ont convoyé les militaires de Socatra à Moukalla, ont été interpellés puis libérés, selon un autre responsable.
En outre, les...


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