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Burundi: les attaques à la grenade liées à la contestation, "entreprise terroriste"

Le gouvernement burundais a accusé samedi les auteurs des attaques à la grenade qui ont tué deux policiers la veille à Bujumbura d'être liés à la contestation contre un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, promettant de stopper des manifestations qualifiées d'"entreprise terroriste".

Les auteurs "ont utilisé des grenades et des fusils, nous les lions à ceux qui disent manifester" à Bujumbura, car "ils considèrent la police, qui est en train de ramener la paix et la sécurité, comme leur ennemie", a dénoncé le ministre de la Sécurité publique, le général Gabriel Nizigama.

"On ne savait pas que ces manifestations cachaient une entreprise terroriste", a ajouté le général Nizigama, dans un enregistrement vidéo en langue nationale kirundi, diffusé devant la presse, promettant que "les tueurs" seraient arrêtés. "La police, en collaboration avec l'armée du Burundi, va tout mettre en oeuvre pour arrêter ce soulèvement", a-t-il assuré: "dès aujourd'hui nous ne verrons plus des manifestants, mais des malfaiteurs, des terroristes et même des ennemis du pays".

Trois personnes, dont deux policiers, ont été tuées dans une double attaque à la grenade, suivie de tirs d'armes automatiques vendredi soir à Kamenge, quartier périphérique nord-est de la capitale Bujumbura, selon un nouveau bilan de la police. Quasi-simultanément un grenade a été lancé contre des policiers dans le centre-ville.
Au total, 17 personnes dont 13 policiers ont aussi été blessées dans les deux attaques, selon la police.

Le gouvernement burundais a accusé samedi les auteurs des attaques à la grenade qui ont tué deux policiers la veille à Bujumbura d'être liés à la contestation contre un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, promettant de stopper des manifestations qualifiées d'"entreprise terroriste".
Les auteurs "ont utilisé des grenades et des fusils, nous les lions à ceux qui disent manifester" à Bujumbura, car "ils considèrent la police, qui est en train de ramener la paix et la sécurité, comme leur ennemie", a dénoncé le ministre de la Sécurité publique, le général Gabriel Nizigama.
"On ne savait pas que ces manifestations cachaient une entreprise terroriste", a ajouté le général Nizigama, dans un enregistrement vidéo en langue nationale kirundi, diffusé devant la presse, promettant que "les tueurs" seraient...