L'armée libanaise reçoit lundi une première livraison d'armes françaises, financées par un don saoudien de trois milliards de dollars (2,8 milliards d'euros), afin de mieux faire face à la menace jihadiste venant de Syrie.
Elle va réceptionner 48 missiles antichar Milan sur la base aérienne de Beyrouth lors d'une cérémonie à 09H30 (06H30 GMT) en présence des ministres français et libanais de la Défense, Jean-Yves Le Drian et Samir Mokbel. Au total, 250 véhicules de combat ou de transport de troupes, sept hélicoptères Cougar, trois corvettes et de multiples équipements de reconnaissance, interception et communication viendront renouveler, d'ici le printemps 2019, des matériels notoirement obsolètes ou insuffisants.
La France et l'Arabie saoudite espèrent ainsi contribuer à la stabilité du Liban, qui reste fragilisé par 15 ans de guerre civile (1975-1990) et de fortes divisions confessionnelles, face aux incursions des jihadistes de l'organisation Etat islamique (EI) ou du Front al-Nosra, la branche syrienne d'el-Qaëda.
Le Liban comme la Jordanie, où M. Le Drian s'est rendu samedi et dimanche, sont directement "affectés par le développement du terrorisme en Syrie et par un très grand afflux de réfugiés", souligne-t-on dans l'entourage du ministre. "Leurs appareils de sécurité nécessitent un appui extérieur".
L'Arabie saoudite, inquiète de la montée en puissance de l'Iran dans la région, entend aussi renforcer l'armée libanaise par rapport au Hezbollah, puissant mouvement armé chiite soutenu par Téhéran et qui combat les jihadistes au côté du régime de Damas.
A travers ce contrat franco-saoudien, "c'est une véritable transformation des forces armées libanaises qui doit s'engager" avec, outre la livraison d'équipements, un plan de formation de centaines d'officiers et sous-officiers pendant sept ans, explique-t-on au ministère français de la Défense.
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Le Liban reçoit lundi ses premières armes françaises payées par Riyad
AFP / le 20 avril 2015 à 05h01


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