La Maison Blanche a minimisé vendredi les avertissements de l'Iran la veille qu'il n'y avait pas de garantie de parvenir à un accord final avec les grandes puissances sur le programme nucléaire.
"La question de savoir si cet accord-cadre peut être converti en accord final n'a pas à être commentée (...) par un dirigeant iranien particulier", a déclaré le premier conseiller de la Maison Blanche, Ben Rhodes. "La question va être de savoir si fin juin nous aurons un document qui pourra être approuvé" et si nous atteignons "notre objectif de base, empêcher l'Iran d'obtenir une arme nucléaire", a déclaré M. Rhodes à des journalistes en marge du Sommet des Amériques au Panama.
Jeudi, le guide suprême iranien, l'ayatollah Khamenei, qui a le dernier mot sur les dossiers stratégiques dont le nucléaire, a estimé que le texte convenu avec les grandes puissances le 2 avril "ne garantit ni l'accord en lui-même, ni son contenu, ni même que les négociations iront jusqu'au bout". Par ailleurs, le président iranien Hassan Rouhani a déclaré que son pays ne signerait pas un accord final à moins que "toutes les sanctions économiques soient totalement levées le même jour".
M. Rhodes a répété que l'allègement des sanctions serait un processus graduel rappelant que l'Iran avait réagi de façon similaire à la suite de la signature d'un plan d'action conjoint en 2013.
"Nous avons connu cela avant. Les Iraniens voudront mettre en exergue certaines exigences, pour leur opinion publique. Ils ont leurs propres radicaux qui sont sceptiques sur cet accord", a-t-il poursuivi.
Le 2 avril, après des mois de négociations, Téhéran et le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) sont tombées d'accord à Lausanne (Suisse) sur les grandes lignes d'un accord pour imposer des contrôles plus stricts sur le programme nucléaire de Téhéran, dont les puissances occidentales affirment qu'il vise à fournir une bombe atomique à la République islamique. Cette dernière, qui a toujours démenti cet objectif, demande en échange d'un accord la levée des sanctions économiques internationales. Cependant l'accord du 2 avril ne concernait que les "paramètres clés" d'un accord global. Les négociateurs se sont donnés jusqu'à fin juin pour tenter de régler les détails techniques et juridiques complexes en vue de trouver un accord définitif qui mettrait fin à 12 ans de crise diplomatique internationale sur ce programme nucléaire iranien.
"La question de savoir si cet accord-cadre peut être converti en accord final n'a pas à être commentée (...) par un dirigeant iranien particulier", a déclaré le premier conseiller de la Maison Blanche, Ben Rhodes. "La question va être de savoir si fin juin nous aurons un document qui pourra être approuvé" et si nous atteignons "notre objectif de base, empêcher l'Iran d'obtenir une arme nucléaire", a déclaré M. Rhodes à des journalistes en marge du Sommet des Amériques au Panama.
Jeudi, le guide suprême iranien, l'ayatollah Khamenei, qui a le dernier mot sur les dossiers stratégiques dont le nucléaire, a estimé que le texte...


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