Le ministre libanais de l'Education, Elias Bou Saab, s'est voulu rassurant face aux demandes des enseignants lors d'une cérémonie célébrée lundi au Palais de l'Unesco à l'occasion de la fête des professeurs.
"Tout le monde est convaincu aujourd'hui de la nécessité de voter la nouvelle grille des salaires. Celle-ci doit être juste, équitable", a déclaré M. Bou Saab. Le 2 octobre 2014, à la surprise générale, et alors que les pronostics allaient bon train sur l'adoption par le Parlement de la nouvelle grille des salaires dans la fonction publique et pour les enseignants du privé, celle-ci a été renvoyée devant les commissions, signifiant en quelque sorte l'enterrement du projet. Il existe notamment des désaccords sur les sources de financement de cette grille.
"Nous avions eu un désaccord à un moment donné, peut-être sur la manière de présenter les revendications, a expliqué le ministre. J'ai dit que la seule chose qui pouvait obstruer le processus, c'était de mettre en danger les élèves et leurs parents. Ils doivent être, et ils sont, à nos côtés. De la sorte, vos revendications seront davantage entendues. Mais cela est du passé. L'année scolaire a pu débuter, et j'ai dit aux responsables que la grille ne doit pas être oubliée".
"Nous allons rencontrer mercredi M. Berry (le président de la Chambre), en vue de réactiver au plus vite le dossier de la grille, a assuré M. Bou Saab. J'ai également contacté un large nombre de décideurs et responsables politiques. Je peux vous assurer que j'ai eu des échos positifs que je n'avais pas entendus l'année dernière. On m'a dit qu'il était juste d'accorder aux enseignants leurs droits, à l'instar de ceux de l'Université libanaise".
Face à un public d'enseignants dubitatif, le ministre s'est voulu compréhensif : "Vous vous demandez quelles sont les garanties. Je vous dis : vous êtes les garanties. La (loi sur la) grille (des salaires) sera incontestablement votée. Nous devons seulement trouver les circonstances opportunes pour cela. Mais rappelons-nous deux principes : l'unité de législation et une augmentation unique pour tous. N'oublions pas qu'il est impératif de tenir les échéances scolaires à leurs dates prévues".
Déplorant l'état actuel du secteur éducatif, M. Bou Saab a constaté que "les écoles se vident d'enseignants qui partent à la retraite. Il y aura donc une session de recrutement d'enseignants, et ceux-ci seront intégrés au cadre de manière rapide".
Commentant la polémique qui secoue la faculté de gestion de l’Université libanaise (UL) à Tripoli, M. Bou Saab a estimé qu'"Il est inacceptable qu'une faculté reste fermée pendant 35 jours. Les étudiants sunnites contestent la nomination d'un directeur chrétien à la tête de la faculté, et cela est inadmissible. J'appelle le recteur de l'UL à fermer toutes les facultés jusqu’à ce que le problème soit résolu, car la situation est inacceptable".
Rendant par ailleurs hommage aux femmes à l'occasion de leur journée, célébrée le 8 mars, M. Bou Saab a souligné que "plus de 60% des directeurs que nous avons nommé (au sein de l'UL) sont des femmes".
"Tout le monde est convaincu aujourd'hui de la nécessité de voter la nouvelle grille des salaires. Celle-ci doit être juste, équitable", a déclaré M. Bou Saab. Le 2 octobre 2014, à la surprise générale, et alors que les pronostics allaient bon train sur l'adoption par le Parlement de la nouvelle grille des salaires dans la fonction publique et pour les enseignants du privé, celle-ci a été renvoyée devant les commissions, signifiant en quelque sorte l'enterrement du projet. Il existe notamment des désaccords sur les sources de financement de cette grille.
"Nous avions eu un désaccord à un moment donné,...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine