Les autorités de Bahreïn ont annoncé mardi avoir engagé une procédure judiciaire contre Al-Wefaq, principal groupe de l'opposition chiite, pour des contenus publiés sur son site internet et qualifiés de "criminels".
Le ministère de l'Intérieur a indiqué sur son compte Twitter que sa Direction générale de lutte contre la corruption, de la sécurité économique et électronique avait saisi lundi soir le parquet pour ouvrir une enquête sur des abus recensés et qui constituent des infractions "criminelles" à la loi.
Ces abus, commis par Al-Wefaq sur son site internet et sur Twitter, incluent "l'incitation à la haine contre le régime" et "la propagation délibérée de fausses nouvelles, de nature à nuire à la paix sociale et à la sécurité nationale", selon la même source. Le ministère reproche aussi à Al-Wefaq de lancer des appels en ligne à des "manifestations illégales" et "incitation contre le gouvernement et un Etat étranger".
L'introduction de cette procédure contre Al-Wefaq intervient alors que le secrétaire général de ce groupe, cheikh Ali Salmane, est jugé sous l'accusation d'avoir tenté de renverser le régime par la force. Cheikh Ali Salmane, qui doit comparaître de nouveau le 25 février devant la justice, avait été arrêté fin décembre, déclenchant des manifestations quasi-quotidiennes dans des villages chiites de Bahreïn.
Ce petit pays du Golfe, grand allié des Etats-Unis et ébranlé par les secousses du Printemps arabe, est le théâtre depuis le 14 février 2011 de manifestations régulières de la majorité chiite qui réclame une "véritable" monarchie constitutionnelle.
Le ministère de l'Intérieur a indiqué sur son compte Twitter que sa Direction générale de lutte contre la corruption, de la sécurité économique et électronique avait saisi lundi soir le parquet pour ouvrir une enquête sur des abus recensés et qui constituent des infractions "criminelles" à la loi.
Ces abus, commis par Al-Wefaq sur son site internet et sur Twitter, incluent "l'incitation à la haine contre le régime" et "la propagation délibérée de fausses nouvelles, de nature à nuire à la paix sociale et à la sécurité nationale", selon la même source. Le ministère reproche aussi à Al-Wefaq de...


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