L'ex-patron de l'agence du renseignement sud-coréenne a été condamné en appel lundi à trois de prison pour son rôle dans une cabale visant le candidat de l'opposition à la présidentielle de 2012.
Won Sei-Hoon, 64 ans, avait été condamné en première instance à 2 ans et demi de prison avec sursis, les juges ayant estimé que l'intention délictuelle n'était pas clairement établie. La Haute cour de Séoul a au contraire statué que l'ex-chef du National Intelligence Service (NIS) "avait eu l'intention d'influencer les résultats de l'élection". Avant d'être emmené, Won a juré qu'il n'avait jamais servi que "la sécurité de (son) pays et de (ses) concitoyens".
L'enquête était partie de messages postés sur Twitter présentant le candidat de l'opposition, Moon Jae-In, comme un sympathisant du régime communiste nord-coréen et faisant l'éloge de sa rivale, candidate du parti au pouvoir, Park Geun-Hye. Celle-ci avait remporté la présidentielle. Dans un pays où la plupart des électeurs ont connu la dictature - la première élection libre s'est tenue en 1987 -, toute immixtion de l'appareil d'Etat dans la vie politique est vécue comme une atteinte à l'acquis démocratique.
D'autant que la présidente Park est la fille de Park Chung-hee, le général qui a dirigé le pays d'une main de fer du coup d'Etat de 1961 jusqu'à son assassinat en 1979. La NIS, qui a changé plusieurs fois de nom au cours de son existence, a connu de retentissants scandales ces dernières années. En avril 2014, elle avait été accusée d'avoir fabriqué de faux documents pour étayer leurs accusations d'espionnage envers un Nord-Coréen, passé au Sud en 2004 et dont le parcours brillant -- il était conseiller municipal à Séoul -- fait figure de modèle. Un mois plus tard, le chef de la NIS, Nam Jae-Joon, avait remis sa démission. Son successeur toujours en poste aujourdhui, Lee Byung-Kee, s'est engagé à assainir ses services.
Won Sei-Hoon, 64 ans, avait été condamné en première instance à 2 ans et demi de prison avec sursis, les juges ayant estimé que l'intention délictuelle n'était pas clairement établie. La Haute cour de Séoul a au contraire statué que l'ex-chef du National Intelligence Service (NIS) "avait eu l'intention d'influencer les résultats de l'élection". Avant d'être emmené, Won a juré qu'il n'avait jamais servi que "la sécurité de (son) pays et de (ses) concitoyens".
L'enquête était partie de messages postés sur Twitter présentant le candidat de l'opposition, Moon Jae-In, comme un sympathisant du régime communiste...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine