L'Iran et trois pays européens (France, Royaume-Uni et Allemagne) membres du groupe 5+1 se retrouvent jeudi à Istanbul pour poursuivre les discussions sur le programme nucléaire iranien, a annoncé mercredi la porte-parole de la diplomatie iranienne.
L'Iran et le 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne), qui ont déjà échoué par deux fois à conclure un accord global sur le programme nucléaire iranien, veulent parvenir à régler cette crise diplomatique avant le 1er juillet.
Les grandes puissance veulent limiter les capacités d'enrichissement d'uranium de l'Iran afin de l'empêcher de pouvoir se doter de l'arme atomique, mais Téhéran assure que son programme n'a pas de visée militaire et revendique son droit à une filière nucléaire civile complète.
"Il y aura une rencontre d'une journée à Istanbul au niveau des adjoints" des ministres des Affaires étrangères de l'Iran et des trois pays européens, a déclaré Marzieh Afkham.
La directrice politique de l'Union européenne, Helga Schmid, a également été invitée à cette réunion, a précisé dans un communiqué l'UE, qui représente le 5+1.
Les grandes puissances et l'Iran pourraient également se retrouver au niveau des chefs de la diplomatie lors de la conférence internationale sur la sécurité à Munich (6-8 février). Le ministre iranien Mohammad Javad Zarif rencontrera à cette occasion son homologue américain John Kerry, selon Mme Afkham. "Le cadre général (d'un accord) a été établi et les deux parties discutent maintenant des détails (...) les différences ont été un peu réduites mais nous avons encore besoin de discuter", a-t-elle ajouté. "Il y a un accord général sur le fait que l'Iran pourra avoir un programme d'enrichissement d'uranium, qu'aucun site ne sera fermé et que les sanctions doivent être levées", a pour sa part déclaré M. Zarif dans un entretien publié mercredi par le quotidien réformateur Etemad.
L'Iran est sous le coup de sanctions économiques occidentales en raison de son programme nucléaire controversé.
Selon lui, les discussions buttent notamment sur le niveau d'enrichissement accordé à l'Iran, sur le domaine de la recherche et développement en matière nucléaire ou encore le réacteur à eau lourde en construction à Arak (centre).
Mme Afkham a également minimisé la portée de la décision de parlementaires américains, qui ont accepté mardi de ne pas voter de nouvelles sanctions contre l'Iran avant le 24 mars, pour donner du temps à la diplomatie. "Nous avons dit que les sanctions, considérée comme des armes, ont perdu de leur efficacité et sont désuètes", a-t-elle déclaré.
Environ 80 députés iraniens préparent de leur côté une proposition de loi visant à abroger l'accord signé à Genève fin 2013 si le Congrès américain adopte de nouvelles sanctions, selon l'agence Irna.
Cet accord intérimaire a permis la levée d'une partie de sanctions économiques contre un gel partiel du programme nucléaire iranien.
Le Parlement iranien travaille sur un autre texte qui autoriserait, en cas de nouvelles sanctions américaines, le gouvernement à poursuivre immédiatement l'enrichissement en utilisant des centrifugeuses plus modernes.
L'Iran et le 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne), qui ont déjà échoué par deux fois à conclure un accord global sur le programme nucléaire iranien, veulent parvenir à régler cette crise diplomatique avant le 1er juillet.Les grandes puissance veulent limiter les capacités d'enrichissement d'uranium de l'Iran afin de l'empêcher de pouvoir se doter de l'arme atomique, mais Téhéran assure que son programme n'a pas de visée militaire et revendique son droit à une filière nucléaire civile complète.
"Il y aura une rencontre d'une journée à...


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