Damas et Moscou ont affiché pour la première fois leur appui aux "efforts" de l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura de "geler" les combats en cours à Alep, a affirmé jeudi le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem.
En outre, selon le journal syrien Al-Watan, proche du pouvoir, la Russie a fait part d'une "vision initiale" pour mettre fin à la guerre en Syrie, lors d'une rencontre mercredi à Sotchi entre la délégation conduite par M. Mouallem et le président Vladimir Poutine.
"Les discussions ont aussi porté sur le rôle de De Mistura et les deux parties soutiennent ses efforts pour geler les combats à Alep", a dit M. Mouallem à l'agence officielle Sana.
Le 30 octobre, l'émissaire de l'ONU avait proposé d'instaurer des zones de cessez-le-feu pour permettre la distribution de l'aide humanitaire dans ce pays et estimé qu'Alep, métropole septentrionale, pourrait être "une bonne candidate" pour ce type de zone.
Il avait en novembre assuré que le gouvernement syrien avait montré "un intérêt constructif" pour son plan.
La Coalition de l'opposition syrienne en exil a elle réclamé l'instauration de trois zones-refuge où "les forces du régime, ses milices et ses alliés seront exclus".
Au sujet des discussions syro-russes à Sotchi, Al-Watan a affirmé qu'elles avaient "permis d'avoir une vision initiale d'une solution politique" qui permettra de réunion le régime avec des membres de l'opposition jugés "patriotiques". Mais le journal insiste sur le fait que le processus "prendra du temps".
Selon des sources proches des négociations, Moscou, un allié du régime de Bachar el-Assad, souhaiterait tenir une conférence inter-syrienne qui jetterait les bases d'un gouvernement de transition, avec des représentants d'une partie de l'opposition, et ce cabinet serait l'interlocuteur de M. de Mistura pour aboutir à plusieurs cessez-le-feu.
Le 7 novembre, Moscou avait accueilli l'ancien chef de la coalition de l'opposition Moaz al-Khatib qui pourrait jouer un rôle pivot dans les négociations avec d'autres membres prêts à quitter la Coalition, paralysée par des dissensions internes, selon les mêmes sources.
En revanche, la délégation syrienne juge prématurée une conférence inter-syrienne, a-t-on ajouté. Elle insiste au préalable sur la lutte contre le "terrorisme" et l'arrêt des livraisons d'armes et de fonds aux rebelles. En outre, le régime cherche à savoir si Moscou agit seul ou avec l'aval des Américains.
En outre, selon le journal syrien Al-Watan, proche du pouvoir, la Russie a fait part d'une "vision initiale" pour mettre fin à la guerre en Syrie, lors d'une rencontre mercredi à Sotchi entre la délégation conduite par M. Mouallem et le président Vladimir Poutine.
"Les discussions ont aussi porté sur le rôle de De Mistura et les deux parties soutiennent ses efforts pour geler les combats à Alep", a dit M. Mouallem à l'agence officielle Sana.
Le 30 octobre, l'émissaire de l'ONU avait proposé d'instaurer des zones de cessez-le-feu pour permettre la distribution de l'aide humanitaire dans ce pays et...


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