Le leader des Forces libanaises (FL) Samir Geagea a accusé mercredi le bloc du Changement et de la Réforme de porter atteinte au bon fonctionnement des institutions, estimant que le chef du Courant patriotique libre (CPL) Michel Aoun ne peut être un président fort.
"Le bloc du Changement et de la Réforme est la cause principale du boycott et porte atteinte au bon fonctionnement des institutions ", a déclaré M. Geagea, qui s'exprimait après un quinzième report de la séance présidentielle, faute de quorum. Une seizième séance a été fixée au 10 décembre.
"L'excuse (du bloc) est soit un président fort, soit le vide. Mais cette logique est inacceptable", a poursuivi le chef des FL, candidat proclamé à la présidentielle, contrairement à Michel Aoun, qui n'a pas fait officiellement acte de candidature. "Le président que le bloc propose est uniquement fort dans la prise de décisions hâtives et irréfléchies. Si les membres du bloc pensent que c'est un président fort, nous ne sommes pas du tout d'accord avec eux", a-t-il encore dit.
"Ils nous ont même privé de l'apparence de l'existence d'une nation", a-t-il encore accusé, en référence au fait qu'en l'absence du président, il n'y aura pas de cérémonie pour la fête de l'indépendance le 22 novembre. Le Liban est sans président depuis la fin du mandat de Michel Sleiman le 25 mai dernier.
En ce qui concerne la proposition pour une nouvelle loi électorale, M. Geagea a estimé "qu'une nouvelle loi est dans l'intérêt de tout le monde". "La même partie qui boycotte la Constitution boycotte l'adoption d'une loi électorale en brandissant l'article 24 de la Constitution", a-t-il toutefois regretté.
Lundi, Michel Aoun a réclamé, dans un message lancé en pleine réunion de la commission ad hoc chargée d'élaborer une nouvelle loi électorale, la convocation d'une séance plénière de la Chambre pour expliquer l'article 24 de la Constitution, qui parle de la parité islamo-chrétienne et de la représentation proportionnelle des diverses communautés à l'intérieur des ensembles chrétien et musulman.
On sait en effet qu'au Liban, c'est le Parlement qui est seul habilité à fournir une telle explication, et non le Conseil constitutionnel qui ne peut, lui, que statuer, sur saisine, à propos de la conformité d'une loi à la Constitution.
M. Geagea s'est ensuite attardé sur le crime de Btedii (lire ici) qui a fait deux victimes d'une même famille.Il a appelé l'armée libanaise à appréhender les agresseurs et poursuivre l'application du plan de sécurité dans la Békaa.
"Le bloc du Changement et de la Réforme est la cause principale du boycott et porte atteinte au bon fonctionnement des institutions ", a déclaré M. Geagea, qui s'exprimait après un quinzième report de la séance présidentielle, faute de quorum. Une seizième séance a été fixée au 10 décembre.
"L'excuse (du bloc) est soit un président fort, soit le vide. Mais cette logique est inacceptable", a poursuivi le chef des FL, candidat proclamé à la présidentielle, contrairement à Michel Aoun, qui n'a pas fait officiellement acte de candidature. "Le...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine