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Ebola : le patron de la Santé à Madrid accumule les gaffes

Le chef du département de la Santé à Madrid était sur la sellette vendredi après avoir accumulé les gaffes à propos de l'aide-soignante espagnole atteinte du virus Ebola, qu'il a accusée d'avoir menti.

Javier Rodriguez, responsable de tous les services de santé de Madrid et sa région dans ce pays très décentralisé, s'est demandé dans une interview si Teresa Romero, hospitalisée lundi après plusieurs jours de fièvre, n'avait pas menti aux médecins.

Semblant rejeter sur la malade le retard des autorités dans sa prise en charge, il a relevé qu'elle n'avait pas dit à son médecin traitant qu'elle avait été en contact avec deux missionnaires, morts du virus à Madrid après avoir été rapatriés d'Afrique. Une fois hospitalisée dans un établissement spécialisé, Teresa Romero a cru se souvenir qu'elle pouvait avoir touché son visage avec un gant contaminé, d'après un des médecins qui la soignent. Commentaire de M.Rodriguez: "Elle peut avoir menti parce qu'elle a mis des jours à avouer qu'elle avait pu commettre une erreur".

Depuis lors, Javier Rodriguez, 70 ans, a multiplié les déclarations maladroites, même s'il assure qu'il n'a voulu "criminaliser personne". Alors que les experts soulignent qu'enlever les vêtements de protection est un des moments les plus délicats quand on a été en contact avec un malade d'Ebola, il déclare :"Il ne faut pas un master pour expliquer comment mettre ou enlever une combinaison. Mais il ne fait pas de doute que certains apprennent plus facilement que d'autres".

A la radio Onda Cero, il déclare que l'aide-soignante "ne devait pas se sentir si mal puisqu'elle est allée au salon de coiffure" pour se faire épiler. Deux coiffeuses ont depuis été hospitalisées par précaution. Une association pour la défense de la santé publique à Madrid a réclamé sa démission. Et Javier Rodriguez a du essuyer les attaques de l'opposition lors d'une réunion hebdomadaire du conseil régional jeudi où il a été mollement défendu par ses collègues du Parti conservateur. "Si je devais démissionner, je le ferai. Je suis médecin et je n'ai pas de soucis" d'argent, a-t-il déclaré. "Parler nuit parfois gravement à la santé", a ironisé vendredi le journal en ligne El Confidencial, imitant les avertissements des paquets de cigarette.

Le chef du département de la Santé à Madrid était sur la sellette vendredi après avoir accumulé les gaffes à propos de l'aide-soignante espagnole atteinte du virus Ebola, qu'il a accusée d'avoir menti.
Javier Rodriguez, responsable de tous les services de santé de Madrid et sa région dans ce pays très décentralisé, s'est demandé dans une interview si Teresa Romero, hospitalisée lundi après plusieurs jours de fièvre, n'avait pas menti aux médecins.
Semblant rejeter sur la malade le retard des autorités dans sa prise en charge, il a relevé qu'elle n'avait pas dit à son médecin traitant qu'elle avait été en contact avec deux missionnaires, morts du virus à Madrid après avoir été rapatriés d'Afrique. Une fois hospitalisée dans un établissement spécialisé, Teresa Romero a cru se souvenir qu'elle pouvait...