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Filière jihadiste en région lyonnaise : cinq personnes en garde à vue

Cinq personnes soupçonnées d'avoir participé à une filière de recrutement de jihadistes pour aller combattre en Syrie étaient en garde à vue jeudi dans le cadre d'une enquête antiterroriste menée à Paris, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.

Au moins six personnes avaient été interpellées mardi et mercredi, à Meyzieu et Vaulx-en-Velin (Rhône), dans le cadre de cette enquête préliminaire ouverte en juillet par le parquet antiterroriste de Paris, et menée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé jeudi dans un communiqué l'arrestation d'un "individu particulièrement dangereux", qui était depuis mardi parvenu à échapper aux enquêteurs.

Le ministre a salué "l'interpellation ce matin à Vaulx-en-Velin de l'individu activement recherché par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à la suite des premières interpellations de mardi et mercredi dans la région lyonnaise", selon un communiqué du ministère.

"Cet individu particulièrement dangereux a joué, en lien direct avec ceux interpellés les jours précédents, un rôle très actif dans le recrutement et le départ ces derniers mois vers la Syrie de plusieurs jeunes femmes", a précisé le ministre. "Armé, il a été neutralisé par les policiers de la DGSI et sera présenté au parquet antiterroriste de Paris", a-t-il ajouté.

Quatre autres personnes interpellées mardi et mercredi demeuraient en garde à vue, parmi lesquelles un mineur de 17 ans, selon la source judiciaire.

En matière antiterroriste, une garde à vue peut être prolongée jusqu'à 96 heures, durée au terme de laquelle le suspect peut être libéré, convoqué ultérieurement, ou présenté à un juge d'instruction en vue d'une possible mise en examen.

Selon une source proche du dossier, plusieurs armes ont été saisies depuis mardi, dont une kalachnikov. Mais cette source n'a fait état d'aucun projet précis d'action violente sur le territoire français identifié pour l'instant.

Mercredi, M. Cazeneuve avait indiqué que ses services procédaient "tous les jours à des "interpellations" de personnes "qui procèdent soit à des recrutements, soit qui sont engagées dans des groupes jihadistes et procèdent à des trafics multiples, notamment des trafics d'armes".

Ce coup de filet en région lyonnaise intervient au moment où l'Assemblée nationale a largement adopté jeudi le projet de loi de "lutte contre le terrorisme", qui crée notamment une interdiction de sortie du territoire pour empêcher le départ de jeunes Français candidats au jihad vers la Syrie.

Selon le gouvernement, environ 930 Français sont impliqués dans des filières vers la Syrie et l'Irak (350 sur place dont 63 femmes, 185 repartis de Syrie, 170 en transit vers la zone et 232 ayant des velléités de départ), nombre en "augmentation de 74% en huit mois".

Cinq personnes soupçonnées d'avoir participé à une filière de recrutement de jihadistes pour aller combattre en Syrie étaient en garde à vue jeudi dans le cadre d'une enquête antiterroriste menée à Paris, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.Au moins six personnes avaient été interpellées mardi et mercredi, à Meyzieu et Vaulx-en-Velin (Rhône), dans le cadre de cette enquête préliminaire ouverte en juillet par le parquet antiterroriste de Paris, et menée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé jeudi dans un communiqué l'arrestation d'un "individu particulièrement dangereux", qui était depuis mardi parvenu à échapper aux enquêteurs.Le ministre a salué "l'interpellation ce matin à Vaulx-en-Velin de l'individu activement...