"Je ne pense pas... Quelqu'un a mal compris", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement Dan Gavidi.
Peu auparavant, le ministère de l'Information avait annoncé une libération imminente des casques bleus détenus par la branche syrienne d'Al-Qaïda, sur des comptes Facebook et Twitter officiels.
Le gouvernement a effacé ces publications et indiqué dans un communiqué que les négociations avec les rebelles du Front Al-Nosra se poursuivaient.
A New York, un porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, a dit à l'AFP n'avoir "rien de nouveau à signaler" concernant les Casques bleus fidjiens.
"Nous n'avons rien à déclarer. C'est une situation délicate et personne n'a été libéré", a souligné un autre responsable de l'ONU sous couvert d'anonymat.
L'ONU a dépêché une équipe de négociateurs pour discuter avec les preneurs d'otages. L'endroit où les Casques bleus sont retenus n'est pas connu.
Les Casques bleus, membres de la Fnuod, la Force de l'ONU chargée de l'observation du désengagement entre Israël et la Syrie, ont été capturés le 28 août. Ces prises d'otages faisaient suite à des combats entre l'armée et des groupes rebelles dont Al-Nosra, près de Qouneitra, dans la zone de désengagement délimitée en 1974 entre Israël et la Syrie.
Soixante-quinze Casques bleus philippins avaient également été attaqués par les combattants d'Al-Nosra mais ils avaient refusé de se rendre et avaient pu éviter d'être capturés.
Le Front Al-Nosra, qui combat auprès des rebelles le régime de Bachar al-Assad en Syrie, demande notamment à sortir de liste noire des organisations terroristes établie par les Nations unies, selon l'armée fidjienne.
La Fnuod compte 1.223 hommes issus de six pays (Inde, Fidji, Philippines, Irlande, Pays-Bas et Népal). Son mandat a été renouvelé jusqu'au 31 décembre 2014.


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