Le patriarche maronite Béchara Raï a souligné lors de son homélie dominicale que la non élection d'un président libanais constitue une "grave violation de la Constitution".
"La non élection d'un nouveau président de la République est une grave violation de la Constitution et provoque la paralysie des institutions constitutionnelles", a déclaré le patriarche.
"Avoir un gouvernement qui remplace le président pour une durée indéterminée constitue une grave violation de la Constitution, a-t-il martelé. Le Parlement ne peut exercer ses fonctions constitutionnelles et le gouvernement ne peut exercer ses pouvoirs", a-t-il encore dit.
Le patriarche a en outre dénoncé l'attitude des députés qui boycottent les séances parlementaires consacrées à l'élection d'un président, estimant qu'ils sont "responsables de la violation de la dignité de la nation en la privant d'un président qui la protège et qui donne la légitimité à toutes les institutions".
Une prochaine séance électorale visant à élire un successeur à Michel Sleiman est prévue le 9 juin.
La présidence est vacante depuis le 25 mai, date de la fin du mandat de M. Sleiman. Selon les termes de la Constitution, le Conseil des ministres réuni assure les fonctions du président à titre "intérimaire". Le Liban a déjà connu un scénario de vacance de la présidence en 1988, en pleine guerre civile, et en 2007.
"La non élection d'un nouveau président de la République est une grave violation de la Constitution et provoque la paralysie des institutions constitutionnelles", a déclaré le patriarche.
"Avoir un gouvernement qui remplace le président pour une durée indéterminée constitue une grave violation de la Constitution, a-t-il martelé. Le Parlement ne peut exercer ses fonctions constitutionnelles et le gouvernement ne peut exercer ses pouvoirs", a-t-il encore dit.
Le patriarche a en outre dénoncé l'attitude des députés qui boycottent les séances parlementaires consacrées à l'élection d'un président, estimant qu'ils sont "responsables de la...


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