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Pour Valls, "Sarkozy, pris par une forme de rage, veut tout détruire"

Le ministre français de l'Intérieur Manuel Valls estime que la tribune publiée par Nicolas Sarkozy dans le Figaro révèle "une forme de rage" de l'ancien président.

L'ancien président français, soupçonné de trafic influence, a riposté violemment jeudi en dénonçant "des principes de la République foulés au pied", faisant allusion à des méthodes de la Stasi, la police politique de l'ex-Allemagne de l'Est, une comparaison jugée "insupportable" par son successeur François Hollande. Nicolas Sarkozy ne s'était jamais aussi longuement exprimé depuis l'été 2012, et jamais sur cette affaire, même si ses sorties régulières alimentent la chronique de son retour en politique.

"Il est aujourd'hui de mon devoir de rompre ce silence. Si je le fais, c'est parce que des principes sacrés de notre République sont foulés aux pieds avec une violence inédite et une absence de scrupule sans précédent", écrit-il dans ce texte intitulé "Ce que je veux dire aux Français", publié à trois jours du premier tour des municipales.

 

"J'ai le sentiment en lisant ce texte que Nicolas Sarkozy, pris par une forme de rage, veut tout détruire pour se protéger, se protéger de quoi, je ne le sais pas, c'est à la justice de le dire", a déclaré Manuel Valls vendredi sur Europe 1.
Évoquant la lettre aux Français de Nicolas sarkozy, le ministre a dit éprouver un "grand malaise" face aux "paroles de division, de confusion", ces "mots violents et outranciers qui traduisent une absence de sérénité et de mesure".

"On ne peut pas comparer la France à une dictature, on ne peut pas comparer la police et la justice française à la Stasi, on ne peut pas mettre en cause les magistrats", a réagi M. Valls.


Comme il l'avait déjà fait, Manuel Valls a assuré qu'il n'avait pas été mis au courant des écoutes judiciaires visant M. Sarkozy.

Le ministre français de l'Intérieur Manuel Valls estime que la tribune publiée par Nicolas Sarkozy dans le Figaro révèle "une forme de rage" de l'ancien président.
L'ancien président français, soupçonné de trafic influence, a riposté violemment jeudi en dénonçant "des principes de la République foulés au pied", faisant allusion à des méthodes de la Stasi, la police politique de l'ex-Allemagne de l'Est, une comparaison jugée "insupportable" par son successeur François Hollande. Nicolas Sarkozy ne s'était jamais aussi longuement exprimé depuis l'été 2012, et jamais sur cette affaire, même si ses sorties régulières alimentent la chronique de son retour en politique.
"Il est aujourd'hui de mon devoir de rompre ce silence. Si je le fais, c'est parce que des principes sacrés de notre République sont foulés aux...