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Genève 2 : Mouallem s'en prend aux pays ayant « exporté le terrorisme » en Syrie

Après les discours d'introduction du secrétaire général des Nations unies, de Sergueï Lavrov et de John Kerry,  le chef de la diplomatie syrienne a pris la parole au premier jour de la conférence de Genève 2, à Montreux, en Suisse. Cette conférence vise à trouver une solution à la crise syrienne.

« Certains ont tenté de ramener notre république au Moyen-âge », a noté Walid Mouallem. « La délégation syrienne porte le sang des martyrs, la souffrance de son peuple », a-t-il souligné.

« Il est regrettable pour moi et le peuple syrien que les représentants des Etats dans cette pièce soient assis ici alors qu'ils ont du sang syrien sur les mains, des pays qui ont exporté le terrorisme », a-t-il poursuivi. « Ils ont encouragé et financé le terrorisme, ils n'ont pas regardé devant leur propre porte avant d'agir, et sans honte, ils nous donnent des leçons sur la démocratie, alors qu'ils font un grand bond en arrière », a-t-il encore dit, dans une allusion aux pays du Golfe, Qatar et Arabie saoudite en tête, qui soutiennent l'opposition syrienne.

« Aujourd'hui, le masque tombe », a-t-il poursuivi. « Ils ont utilisé leurs pétrodollars pour acheter des armes, avoir recours à des mercenaires, pour inonder médias internationaux de mensonges, et tout cela sous le slogan d'une révolution syrienne qui répondrait aux aspirations du peuple syrien », a déclaré M. Mouallem. « Comment un terroriste afghan, tchétchène, français... peut-il répondre aux aspirations du peuple syrien ? Et comment ? Avec un Etat islamique qui n'a rien à voir avec l'islam ? », a demandé le ministre syrien.

« Cela ne s'arrêtera pas à la Syrie. mais certains dans cette salle ne veulent pas voir cette réalité », a encore dit M. Mouallem, estimant que la destruction de la Syrie était programmée depuis des années.

Le ministre s'en est également pris au Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, l'accusant de soutenir activement la rébellion syrienne.

« La maison du voisin ne peut brûler sans que votre maison ne soit brûlée », a encore dit le ministre, dans une mise en garde aux pays voisins de la Syrie.

« La Syrie, Etat indépendant, fera tout ce qui est en son pouvoir pour continuer de se défendre comme elle l'entend, quelles que soient les déclarations et positions de certains pays. C'est une décision syrienne », a-t-il averti.

 

Evoquant l'opposition, M. Mouallem a souligné sa division et l'a accusée de connivence avec Israël. « (Les opposants) ont trahi la Syrie en dehors de la Syrie, ils se sont vendus au plus offrant. « Un traître ne peut pas parler au nom du peuple syrien », a-t-il martelé, indiquant que celui qui veut s'exprimer au nom du peuple syrien doit lutter contre le terrorisme, vivre et souffrir en Syrie.

 

« Quel est votre programme ? Je suis quasiment certain que vous venez les mains vides. Avez-vous vraiment apporté la liberté dans les +régions libérées+ », a encore lancé M. Mouallem, accusant l'opposition de tous les maux. « Vous n'avez fait qu'apporter la honte à la Syrie », a-t-il martelé.

« Le peuple syrien souhaite plus de liberté, de justice, de droits de l'homme, de pluralisme et démocratie et non à la destruction de son pays », a poursuivi M. Mouallem après avoir été rappelé à l'ordre par Ban Ki-moon en raison d'un grand dépassement du temps de parole imparti à chaque intervenant.

Après les discours d'introduction du secrétaire général des Nations unies, de Sergueï Lavrov et de John Kerry,  le chef de la diplomatie syrienne a pris la parole au premier jour de la conférence de Genève 2, à Montreux, en Suisse. Cette conférence vise à trouver une solution à la crise syrienne.
« Certains ont tenté de ramener notre république au Moyen-âge », a noté Walid Mouallem. « La délégation syrienne porte le sang des martyrs, la souffrance de son peuple », a-t-il souligné.
« Il est regrettable pour moi et le peuple syrien que les représentants des Etats dans cette pièce soient assis ici alors qu'ils ont du sang syrien sur les mains, des pays qui ont exporté le terrorisme », a-t-il poursuivi. « Ils ont encouragé et financé le terrorisme, ils n'ont pas regardé devant leur propre porte avant...