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Procès Hariri : pour la défense, les arguments du procureur sont "insuffisants"

L'avocat du suspect Moustapha Badreddine, Antoine Korkmaz, a affirmé lundi vouloir démontrer que les arguments de l'accusation énoncés durant deux jours dans le procès des assassins présumés de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri devant le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), à La Haye, étaient "insuffisants".

"Le bureau du procureur a avancé des preuves circonstancielles, qui ne sont pas à proprement parler des preuves irréfutables", a déclaré Me Antoine Korkmaz, dans son plaidoyer.

Selon lui, "les accusations de terrorisme devraient être retirées, parce que le bureau du procureur a démontré que l'explosion visait seulement Rafic Hariri, ce qui représente un assassinat. L'explosion n'avait pas pour but de semer la terreur".  Il a indiqué que la défense n'avait pas assez de ressources pour mener sa propre enquête.

"Nous ne connaissons pas le motif du crime. Le procureur ayant préféré parler de l'appartenance confessionnelle chiite des suspects", a poursuivi M. Korkmaz appelant à une enquête sur les nombreuses fuites dans les investigations. "Après neuf ans d'enquête, seules quatre personnes ont été désignées comme suspectes et celles-ci ne sont pas présentes au procès. Ces quatre personnes sont de plus des intermédiaires entre les commanditaires et les exécutants de l'attentat, selon les dires de l'accusation", a-t-il dit.

Il a indiqué que des experts argentins ayant participé à l'enquête avaient pris part dans le passé aux investigations dans un attentat en Argentine, qui aurait été commandité par l'Iran et le Hezbollah.

"La politique devrait rester en dehors du tribunal. La défense n'a pas eu le temps d'analyser les données du bureau du procureur, les documents lui ayant été remis sur le tard", a souligné Me Korkmaz.

 

L'avocat du suspect Moustapha Badreddine, Antoine Korkmaz, a affirmé lundi vouloir démontrer que les arguments de l'accusation énoncés durant deux jours dans le procès des assassins présumés de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri devant le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), à La Haye, étaient "insuffisants".
"Le bureau du procureur a avancé des preuves circonstancielles, qui ne sont pas à proprement parler des preuves irréfutables", a déclaré Me Antoine Korkmaz, dans son plaidoyer.
Selon lui, "les accusations de terrorisme devraient être retirées, parce que le bureau du procureur a démontré que l'explosion visait seulement Rafic Hariri, ce qui représente un assassinat. L'explosion n'avait pas pour but de semer la terreur".  Il a indiqué que la défense n'avait pas assez de ressources pour mener sa propre...