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Turquie : la réforme contestée de la justice votée la semaine prochaine

Le Parlement turc devrait se prononcer dès la semaine prochaine sur le projet de loi controversé de réforme judiciaire, dénoncé par l'opposition comme une tentative d'étouffer le scandale de corruption qui vise le gouvernement, a annoncé jeudi soir un député du parti au pouvoir.

"Nous allons présenter le projet débattu à la commission parlementaire de la justice en séance plénière, probablement la semaine prochaine, et nous allons le voter", a déclaré à la presse le vice-président du groupe parlementaire du Parti de la justice et du développement (AKP), Nurettin Canikli.
"Aucun retard, suspension ou retrait du projet n'est envisagé", a ajouté M. Canikli.

Ce texte concentre depuis vendredi toute la colère et les critiques de l'opposition au Premier ministre islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, celle-ci le jugeant contraire à la Constitution.

Ce projet vise à renforcer le contrôle politique des magistrats en réformant le Haut-conseil des juges et magistrats (HSYK) pour y accorder le dernier mot au ministre de la Justice en matière de nominations des magistrats.

Face aux critiques suscitées par son projet, aussi bien en Turquie qu'à Bruxelles ou Washington, M. Erdogan avait proposé mardi de "geler" son texte à la seule condition que toute l'opposition donne son feu vert à une révision constitutionnelle de l'organisation judiciaire.

Mais, après un premier refus du Parti pour un mouvement populaire (MHP), un parti ultranationaliste, le principal parti de l'opposition, le Parti républicain du peuple (CHP), a définitivement rejeté jeudi toutes les propositions du gouvernement.

"Nous considérons ces propositions comme étant inadéquates et hypocrites, dans la mesure où les discussions en commission sur le projet réformant le HSYK n'ont jamais été suspendues", a expliqué le CHP dans un communiqué.

Directement menacé par une enquête anticorruption ouverte par la justice, M. Erdogan a engagé une purge sans précédent dans la justice et dans la police.

Depuis le 17 décembre, plusieurs dizaines de patrons, hommes d'affaires et élus considérés comme étant proches de l'actuel Premier ministre, qui règne sans partage sur la Turquie depuis 2002, ont été inculpés et/ou incarcérés pour fraude, blanchiment d'argent et corruption.

Le Parlement turc devrait se prononcer dès la semaine prochaine sur le projet de loi controversé de réforme judiciaire, dénoncé par l'opposition comme une tentative d'étouffer le scandale de corruption qui vise le gouvernement, a annoncé jeudi soir un député du parti au pouvoir.
"Nous allons présenter le projet débattu à la commission parlementaire de la justice en séance plénière, probablement la semaine prochaine, et nous allons le voter", a déclaré à la presse le vice-président du groupe parlementaire du Parti de la justice et du développement (AKP), Nurettin Canikli."Aucun retard, suspension ou retrait du projet n'est envisagé", a ajouté M. Canikli.
Ce texte concentre depuis vendredi toute la colère et les critiques de l'opposition au Premier ministre islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, celle-ci le...