Cette prise de l'armurerie, si elle est confirmée, intervient deux semaines après le début de l'offensive lancée par des rebelles locaux et des jihadistes près de Mahin, pour s'emparer de cet énorme entrepôt d'armes.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), près de 50 rebelles et jihadistes sont morts dans la bataille mardi ainsi que 20 membres des forces loyalistes.
"Les combattants du Front al-Nosra et l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) ainsi que des rebelles du bataillon al-Khadra et de celui des commandos de Baba Amr ont pris des bâtiments faisant partie de l'armurerie près de Mahin", assure l'Observatoire.
"Ils se sont emparés d'une large quantité d'armes", dans ce complexe qui compte 30 bâtiments, selon cette organisation qui bénéficie d'un large réseau de militants, de médecins et d'avocats à travers le pays.
Cependant, une source de sécurité a démenti à l'AFP la capture du dépôt. "La bataille se poursuit et les terroristes n'ont pas réussi à s'emparer des armes. Ils ont un nombre important de pertes dans leurs rangs", a dit un haut responsable.
Selon l'OSDH, cette avance survient quelques semaines après la prise par les rebelles et les jihadistes de la base 66, dans l'est de la province de Hama, où ils se sont emparés d'une large quantité d'armes.
A Damas, un obus est tombé mercredi près de la place des Omeyyades, sans faire de victime, a indiqué l'OSDH. Depuis plusieurs mois, les rebelles tirent des mortiers sur plusieurs quartiers de la capitale.
Dans le nord du pays, à l'est d'Alep, des combats ont lieu près d'une centrale électrique. Selon l'OSDH, il y a "des craintes que les combats puissent causer des explosions au sein de la centrale et plonger la ville d'Alep dans le noir".
Plus de 120.000 personnes sont mortes de 31 mois de conflit et des millions ont fui leur domicile.


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