Ce verdict pourrait permettre à M. Lieberman de reprendre le portefeuille des Affaires étrangères que le Premier ministre Benjamin Netanyahu lui a réservé depuis sa démission il y a onze mois.
Sur le plan juridique, le conseiller juridique du gouvernement, Yéhouda Weinstein, qui joue le rôle de procureur général, peut faire appel de cet acquittement.
Mais, selon le commentateur juridique de la radio publique, M. Lieberman peut "reprendre ses fonctions de ministre des Affaires étrangères dès aujourd'hui".
Ce dernier était accusé d'avoir nommé l'ambassadeur israélien au Bélarus Zeev Ben Arieh au poste d'ambassadeur en Lettonie en échange d'informations policières confidentielles sur une enquête diligentée contre lui.
Chef du parti ultra-nationaliste Israël Beiteinou qui s'est allié avec le Likoud (droite nationaliste) de M. Netanyahu, Avigdor Lieberman n'avait cessé de proclamer son innocence et avait promis de quitter ses fonctions s'il était condamné.
Il avait démissionné le 14 décembre 2012, au lendemain de son inculpation, avec l'espoir d'être blanchi afin de revenir au gouvernement.
En attendant son possible retour aux Affaires étrangères, M. Lieberman présidait l'influente commission parlementaire de la Défense et des Affaires étrangères.
Né dans la république soviétique de Moldavie, Avigdor Lieberman a émigré en 1978 en Israël où il a rejoint le Likoud, dont il a gravé les échelons avant de créer en 1999 son propre parti à la droite de la droite, Israël Beiteinou.
Personnage controversé et haut en couleur, qui ne mâche pas ses mots, il s'était distingué dans les années 2000 par des déclarations à l'emporte-pièce, prônant par exemple un bombardement du barrage d'Assouan pour inonder l'Egypte, premier pays arabe à avoir signé la paix avec Israël, en cas de soutien à l'Intifada palestinienne.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine