L'humoriste égyptien Bassem Youssef, célèbre pour ses piques féroces contre le président islamiste Mohamed Morsi aujourd'hui déchu, a fait son retour à la télévision vendredi.
Bassem Youssef a accédé à la notoriété grâce à un spectacle diffusé par internet après le soulèvement qui a chassé du pouvoir le président Hosni Moubarak en 2011. Son émission est désormais diffusée à la télévision.
L'humoriste n'avait pas été entendu sur les ondes depuis le renversement du président islamiste Mohamed Morsi par le chef des forces armées, le général Abdel Fattah al Sissi, le 3 juillet dernier. Cette absence avait alimenté la rumeur d'une suppression du spectacle.
Mais vendredi, le satiriste, entouré de son équipe, a à nouveau fait rire aux dépens de tous les camps : fidèles de Mourabak, soutiens des Frères musulmans et partisans de Sissi.
"Je ne suis pas avec les (islamistes) qui nous ont attaqués et appelés hérétiques (..) et publiquement appelé à notre emprisonnement", a déclaré l'humoriste.
"En même temps, je ne suis pas pour l'hypocrisie, la déification d'individus et la création de pharaons", a-t-il ajouté. "Nous avons peur que le fascisme au nom de la religion soit remplacé par le fascisme au nom du nationalisme."
"Bassem est devenu une sorte de test pour la liberté d'expression en Egypte. Beaucoup de gens disaient qu'il n'oserait pas mentionner Sissi mais il l'a fait", commentait Amr Helal, un jeune de 26 ans travaillant dans le marketing.
Bassem Youssef a accédé à la notoriété grâce à un spectacle diffusé par internet après le soulèvement qui a chassé du pouvoir le président Hosni Moubarak en 2011. Son émission est désormais diffusée à la télévision.
L'humoriste n'avait pas été entendu sur les ondes depuis le renversement du président islamiste Mohamed Morsi par le chef des forces armées, le général Abdel Fattah al Sissi, le 3 juillet dernier. Cette absence avait alimenté la rumeur d'une suppression du spectacle.
Mais vendredi, le satiriste, entouré de son équipe, a à nouveau fait rire aux dépens de tous les camps : fidèles de Mourabak, soutiens des...


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