Le tueur en série et pervers hors normes, le Français Emile Louis, condamné en 2004 à la prison à perpétuité pour le meurtre de sept jeunes femmes, est mort dimanche à Nancy (est de la France) à l'âge de 79 ans.
Il avait été condamné à la prison à vie, dans le cadre de l'affaire des "disparues de l'Yonne", pour les meurtres en série de sept pupilles des affaires sanitaires et sociales régionales (DDASS), qui avaient disparu entre 1975 et 1979 dans la région d'Auxerre, dans le département de l'Yonne (centre). La plupart de ces jeunes filles, âgées de 15 à 19 ans et souffrant de déficiences mentales légères, avaient fréquenté le bus scolaire conduit par Emile Louis. L'une d'entre elles avait été sa maîtresse et une autre avait été placée dans sa famille.
Emile Louis avait également été condamné à 30 ans de réclusion criminelle avec une sûreté de 20 ans pour viols avec torture et actes de barbarie sur sa seconde épouse et agressions sexuelles sur la fille de celle-ci.
Il est mort dimanche matin dans une unité hospitalière sécurisée de Nancy, où il avait été admis il y a près d'une semaine en raison de la dégradation générale de son état de santé, selon son avocat, Alain Fraitag. Dernièrement, il faisait des chutes à répétition et avait perdu au moins 20 kg.
Cet homme, qui a longtemps caché son extrême cruauté derrière une apparente normalité de chauffeur de bus, purgeait sa peine à la prison d'Ensisheim (Haut-Rhin).
Né à Auxerre le 26 janvier 1934, Emile Louis, était lui aussi un enfant de la DDASS, abandonné à la naissance puis placé dans une famille d'accueil où il avait beaucoup souffert.
"Emile Louis a vécu une forme de maltraitance affective, inspirée par une figure parentale cruelle créant très tôt chez lui la représentation de liens sado-masochistes", avait dit un expert psychologue aux assises de l'Yonne en 2004.
Plusieurs spécialistes ont avancé l'hypothèse d'un clivage de sa personnalité, né de cette enfance douloureuse, montrant le visage d'un "bon père" de quatre enfants, d'un "homme sans tache".
Son parcours judiciaire semé de multiples poursuites et condamnations pour viols ou agressions sexuelles, avait révélé le côté sombre d'un personnage qui éprouvait une "véritable jouissance" à dominer l'autre, selon un psychologue.
Devant la cour d'assises, Emile Louis n'avait laissé paraître aucune émotion. Le président du procès de la juridiction de première instance l'avait dépeint comme "une forteresse entourant un vide affectif sidéral".
L'avant-dernier jour de son procès, il avait émis le souhait de "finir ses jours dans un monastère", s'il avait "le bonheur de sortir de prison". Avant d'ajouter: "Finalement la prison et le monastère, c'est un peu pareil".
Il avait été condamné à la prison à vie, dans le cadre de l'affaire des "disparues de l'Yonne", pour les meurtres en série de sept pupilles des affaires sanitaires et sociales régionales (DDASS), qui avaient disparu entre 1975 et 1979 dans la région d'Auxerre, dans le département de l'Yonne (centre). La plupart de ces jeunes filles, âgées de 15 à 19 ans et souffrant de déficiences mentales légères, avaient fréquenté le bus scolaire conduit par Emile Louis. L'une d'entre elles avait été sa maîtresse et une autre avait été placée dans sa famille.
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