"Je suis entré en contact avec les Border Force (police britannique des frontières chargée du contrôle de l'immigration NDLR). Ils viennent d'Angleterre en train", a déclaré à l'AFP le préfet Denis Robin, précisant qu'ils étaient attendus pour 12H00/12H30.
"Le désir des migrants est de discuter avec les autorités britanniques", a ajouté le préfet.
"Les Syriens étaient très satisfaits. Ils ont été entendus et vont pouvoir avoir un premier contact avec les autorités britanniques", a souligné Myriam Guerey, une salariée du Secours catholique qui a pris le rôle d'intermédiaire entre les migrants syriens et les autorités françaises.
Le préfet a auparavant proposé à la soixantaine de Syriens, qui occupent depuis mercredi une passerelle piétonne du terminal ferry de Calais, de régulariser leur situation en France pour sortir de l'"impasse".
"Aujourd'hui les Syriens présents ici se sont mis dans une impasse qui ne fera pas évoluer leur situation. Ce que nous pouvons faire c'est leur donner un statut sur le territoire français, de sorte qu'ils n'aient plus de problème" dans l'immédiat en France, a-t-il déclaré.
Une cinquantaine de CRS, arrivée autour de 8H00 vendredi au terminal ferry pour procéder à l'évacuation de la passerelle, a cessé sa progression et a fait demi-tour quand deux réfugiés sur le toit d'un bâtiment ont menacé de se jeter dans le vide.
Le sous-préfet de Calais, Alain Gérard, puis le préfet du Pas-de-Calais, Denis Robin, se sont alors rendus sur place pour négocier avec les migrants syriens, dont une vingtaine faisaient toujours la grève de la faim entamée mercredi.


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