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Irak: les survivants d'un camp d'exilés iraniens transférés à Bagdad

Les survivants d'une attaque sanglante contre un camp d'exilés iraniens en Irak ont été transférés dans la nuit vers un autre camp à Bagdad, ont annoncé jeudi l'ONU et les exilés.
Les 42 survivants de la tuerie qui a eu lieu le 1er septembre à Achraf, au nord-est de la capitale, sont arrivés dans la nuit au camp Hurriya où se trouvent quelque 3.000 autres membres des Moudjahidine du peuple, un groupe d'opposition à Téhéran, selon Eliana Nabaa, porte-parole de la mission de l'ONU en Irak.


"Leur relocalisation en dehors de l'Irak est maintenant une priorité, et il est urgent que des pays qui sont prêts à les accueillir le fassent, afin qu'ils puissent bénéficier d'un avenir sans danger en dehors de l'Irak", a affirmé le représentant-adjoint de l'ONU en Irak, Gyorgy Busztin, dans un communiqué.
L'ONU cherche depuis plusieurs années de nouveaux pays d'accueil pour ces réfugiés. En juin, 71 ont été accueillis en Albanie, tandis que l'Allemagne a promis d'en recevoir 100.


Les circonstances de la tuerie, qui a fait 52 morts dans les rangs des exilés iraniens, et que l'ONU qualifie "d'attaque terroriste", n'ont toujours pas été élucidées malgré la mise en place d'une commission d'enquête gouvernementale.
Sept résidents du camp, six femmes et un homme, sont par ailleurs portés disparus depuis l'attaque, selon l'ONU et les Moudjahidine du peuple.
L'ONU a demandé au gouvernement irakien d'enquêter sur ces disparitions, mais "sans résultat jusqu'à présent", a déclaré Mme Nabaa à l'AFP.


Les exilés iraniens sont installés dans le pays de longue date.
Ils avaient été accueillis par Saddam Hussein qui les avait équipés et entraînés pour se battre à ses côtés contre le régime de Téhéran pendant la guerre Iran-Irak dans les années 1980.
Ils ont été désarmés après l'intervention américaine en Irak en 2003, et le gouvernement irakien cherche depuis à se débarrasser de leur présence, jugée encombrante.


Les Moudjahidine du peuple accusent les autorités irakiennes, qui sont proches du régime islamique en Iran, d'avoir volontairement attaqué le camp d'Achraf, à une quarantaine de kilomètres au nord de la capitale, pour les inciter à partir.
Bagdad a affirmé, dans un premier temps, que ses forces se sont défendues après que des exilés ont attaqué des soldats chargés de leur protection.
La mission de l'ONU en Irak, ainsi que Washington et Paris, ont demandé à Bagdad une enquête "impartiale" pour déterminer les circonstances du drame.


En août 2012, quelque 3.000 exilés iraniens avaient été transférés d'Achraf à Hurriya, une ancienne base américaine connue sous le nom de "camp liberty", en attendant que l'ONU leur trouve de nouveaux pays d'accueil, en Europe et aux Etats-Unis.
Une centaine de Moudjahidine avaient toutefois obtenu l'autorisation de rester à Achraf en attendant la vente des biens qu'ils y possèdent, mais les autorités irakiennes ont exigé la semaine dernière leur départ.
Les Moudjahine ont affirmé dans un communiqué qu'ils avaient consenti à évacuer Achraf en échange de garanties de mesures de protection supplémentaire pour le camp Hurriya, dont l'installation de murs en béton pour protéger les résidents contre des tirs.
Dix exilés ont été tués à Hurriya cette année lors de deux attaques à la roquette, selon Amnesty International.

Les survivants d'une attaque sanglante contre un camp d'exilés iraniens en Irak ont été transférés dans la nuit vers un autre camp à Bagdad, ont annoncé jeudi l'ONU et les exilés. Les 42 survivants de la tuerie qui a eu lieu le 1er septembre à Achraf, au nord-est de la capitale, sont arrivés dans la nuit au camp Hurriya où se trouvent quelque 3.000 autres membres des Moudjahidine du peuple, un groupe d'opposition à Téhéran, selon Eliana Nabaa, porte-parole de la mission de l'ONU en Irak.
"Leur relocalisation en dehors de l'Irak est maintenant une priorité, et il est urgent que des pays qui sont prêts à les accueillir le fassent, afin qu'ils puissent bénéficier d'un avenir sans danger en dehors de l'Irak", a affirmé le représentant-adjoint de l'ONU en Irak, Gyorgy Busztin, dans un communiqué. L'ONU cherche depuis...