Les Etats-Unis envisagent d'étendre leur soutien militaire aux rebelles syriens et de mettre fin à son caractère clandestin en le transférant de la CIA au Pentagone, ont affirmé mercredi deux responsables américains de la Défense.
"C'est à l'étude. Si et quand cela se fera sont des questions qui sont débattues", a confié à l'AFP l'un de ces responsables, précisant que "c'est un processus qui prendra du temps".
Ce soutien militaire, qui passe par la formation de rebelles modérés, précédemment sélectionnés, et la fourniture d'armes a été décidé en juin par le président Barack Obama après que Washington eut reconnu que le régime de Bachar al-Assad avait utilisé des armes chimiques contre sa population.
Il s'effectue à l'heure actuelle sous le contrôle de la CIA, offrant la possibilité à l'administration américaine de rester muette sur le sujet.
Transférer la responsabilité du soutien militaire au Pentagone permettrait également d'agir à "plus grande échelle" que la CIA ne peut le faire, a ajouté l'un des responsables, confirmant une information du Wall Street Journal.
"Nous sommes prêts à faire plus pour aider l'opposition syrienne", a laissé entendre mercredi le secrétaire d'Etat John Kerry devant les élus de la commission des Affaires étrangères de la chambre des Représentants.
Il a également reconnu que le processus mis en place en juin avait connu des retards.
Lors de cette audition, le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey, a lui aussi admis qu'il fallait discuter d'une aide à l'opposition "d'une façon plus ouverte", c'est-à-dire hors du cadre clandestin fourni par la CIA.
Le chef d'état-major interarmées a toutefois à nouveau fait part de ses réticences.
"Je suis toujours prudent sur la question de savoir si nous devons utiliser la puissance militaire américaine en soutien de l'opposition afin de faire pencher la balance", a-t-il déclaré, mettant en garde contre le "risque de s'engager sur une pente glissante où l'on ne comprend pas totalement quand ce soutien s'arrête".
Mettant en avant l'atomisation de l'opposition et le poids des groupes armés extrémistes au sein de la rébellion, il avait confié en août dans une lettre à un élu être sceptique sur le fait qu'une intervention en faveur de la rébellion débouche sur une situation favorable à Washington.
"C'est à l'étude. Si et quand cela se fera sont des questions qui sont débattues", a confié à l'AFP l'un de ces responsables, précisant que "c'est un processus qui prendra du temps".
Ce soutien militaire, qui passe par la formation de rebelles modérés, précédemment sélectionnés, et la fourniture d'armes a été décidé en juin par le président Barack Obama après que Washington eut reconnu que le régime de Bachar al-Assad avait utilisé des armes chimiques contre sa population.
Il s'effectue à l'heure actuelle sous le contrôle de la CIA, offrant la possibilité à l'administration...


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