Désormais, "les citoyens pourront acheter des devises aux banques, à des fins non commerciales et conformément au prix fixé par la BCS", a annoncé le gouverneur de la Banque centrale Adib Mayaleh, cité par Sana.
Cette autorisation entre dans le cadre des "interventions de la BCS sur le marché local pour stabiliser le cours de la livre syrienne et faire cesser les spéculations sur le taux de change", a-t-il expliqué.
"La BCS continuera de financer les importations des produits nécessaires via des banques opérant en Syrie et à des prix préférentiels", a-t-il ajouté.
La BCS a vendu mardi à dix établissements bancaires en Syrie des dollars au prix de 173,27 livres syriennes le billet vert, pour "couvrir les besoins du marché local durant la semaine du 13 au 19 août", a précisé Sana.
Deux banques privées à Damas interrogées mercredi par l'AFP, Bemo et Audi, ont indiqué n'avoir pas encore reçu les nouvelles instructions.
Dans une déclaration mardi au quotidien al-Watan, proche du pouvoir, M. Mayaleh a assuré que la BCS ne permettrait "pas que le cours du dollar dépasse le taux de change actuel", qui a atteint plus de 210 livres au marché noir, contre 50 avant le début de la révolte en mars 2011.
"La stabilisation du taux de change du dollar sera un fait concret dans les prochains jours", a-t-il assuré.
Les services de sécurité doivent en outre prendre des mesures "pour contrôler les bureaux de change qui contreviennent aux règlements en spéculant sur les devises étrangères, notamment le dollar".
Au début de la révolte en mars 2011, le gouverneur avait affirmé que les réserves de change étaient de 18 milliards de dollars, mais selon des économistes elles ne seraient plus que de 2 milliards.
Jusqu'à fin 2011, les Syriens étaient autorisés à acheter jusqu'à 5.000 dollars, en présentant les justificatifs. La limite a depuis été rabaissée à 500 dollars, et début août, un décret présidentiel a interdit toute transaction commerciale en devises étrangères, menaçant les contrevenants de peines de prison ou de travaux forcés.
La chute de la livre, qui a perdu les trois-quarts de sa valeur par rapport au dollar en 28 mois de conflit, a entraîné une utilisation croissante du dollar dans l'économie syrienne.


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