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Reprise mercredi à Damas du procès contre 5 militants pacifiques

Human Right Watch a condamné la reprise mercredi du procès devant un tribunal d'exception à Damas de cinq militants pacifiques syriens, dont le célèbre avocat et combattant de la liberté d'expression Mazen Darwish.

Pour cette organisation des droits de l'Homme basée à New York, le gouvernement syrien "utilise sa loi antiterroriste, entrée en vigueur en juillet 2012, et son tribunal spécial, récemment mis en place, pour poursuivre les défenseurs des droits de l'Homme et des militants pacifiques".

C'est devant cette cour que doivent comparaître de nouveau mercredi Mazen Darwish et quatre de ses collègues du Centre syrien pour les médias et la liberté d'expression sous l'accusation de "propagande en faveur d'actes terroristes".

"Le nouveau tribunal antiterroriste donne une couverture judiciaire aux services de sécurité pour persécuter les militants pacifiques", assure Nadim Houry, directeur adjoint pour le Moyen-Orient de HRW.

"Le gouvernement dispose d'une nouvelle loi antiterroriste, mais il n'y a rien de légal dans le fait de poursuivre des militants pacifiques sans des garanties sur la tenue d'un procès équitable pour des actes qui ne peuvent pas être considérés comme des crimes", ajoute-t-il.

Selon un acte d'accusation du 27 février 2012, Mazen Darwish, Hussein Gharir et Hani Zaitani -ainsi que deux autres militants en liberté conditionnelle depuis février-, sont "poursuivis pour +publicité d'actes terroristes+, en application de l'article 8 de la loi antiterroriste, promulguée par le président Bachar al-Assad en 2012".

Ils encourent une peine pouvant aller jusqu'à quinze ans de prison.

Un avocat, chargé de leur défense, a indiqué à HRW que ses client sont accusés "d'aider les terroristes, de mener des actions terroristes, d'avoir distribué une aide humanitaire et avoir participé à des manifestations".

Sur la base de ses propres informations et celles obtenues auprès d'autres avocats, il estime à 50.000 le nombre de personnes qui ont été déférées devant ce tribunal antiterroriste.

Un autre avocat qui défend les détenus politiques a affirmé qu'à sa connaissance 35.000 militants non violents en détention sont passés devant cette juridiction.

Selon lui, cette cour a été établie spécialement pour prendre pour cible l'opposition.

"Alors que des discussions ont lieu sur la tenue de futures négociations entre l'opposition et le gouvernement, toutes les parties doivent garder en mémoire les militants pacifiques qui croupissent en prison, victimes de tortures, de mauvais traitements et soumis à des juridictions qui dénient leurs droits élémentaires. Leur libération doit être pour chacun une priorité", a souligne M. Houry.
Human Right Watch a condamné la reprise mercredi du procès devant un tribunal d'exception à Damas de cinq militants pacifiques syriens, dont le célèbre avocat et combattant de la liberté d'expression Mazen Darwish.Pour cette organisation des droits de l'Homme basée à New York, le gouvernement syrien "utilise sa loi antiterroriste, entrée en vigueur en juillet 2012, et son tribunal spécial, récemment mis en place, pour poursuivre les défenseurs des droits de l'Homme et des militants pacifiques".C'est devant cette cour que doivent comparaître de nouveau mercredi Mazen Darwish et quatre de ses collègues du Centre syrien pour les médias et la liberté d'expression sous l'accusation de "propagande en faveur d'actes terroristes"."Le nouveau tribunal antiterroriste donne une couverture judiciaire aux services de sécurité pour...