"Nous sommes catégoriquement contre (...) les affirmations selon lesquelles la conférence doit être une sorte d'acte de capitulation publique de la délégation gouvernementale, suivi de la passation des pouvoirs en Syrie à l'opposition", a déclaré M. Lavrov, dans un entretien accordé à l'agence de presse koweïtienne KUNA, et dont le texte a été publié par le ministère.
"Il est extrêmement important que les parties extérieures au conflit créent un climat favorable pour préparer cette conférence", a souligné le ministre russe.
Il a mis en garde contre la "substitution" et l'"interprétation libre" des idées exprimées dans le communiqué adopté à l'issue de la première conférence de Genève de juin 2012, qui prévoit notamment la formation d'un gouvernement de transition par le régime syrien et l'opposition.
La Russie, principal soutien de Damas, et les Etats-Unis cherchent à organiser une conférence de paix internationale baptisée "Genève-2", qui réunirait des représentants du régime syrien et de l'opposition, pour tenter de trouver une issue au conflit qui a fait plus de 94.000 morts depuis mars 2011 selon une ONG.
Cette conférence était initialement programmée pour le mois de juin. Mais faute d'accord sur la liste des participants, elle ne se tiendra pas avant juillet. Une nouvelle réunion préparatoire doit avoir lieu le 25 juin.
Le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré avoir convenu de maintenir les efforts en ce sens avec son homologue américain Barack Obama, à l'issue d'un entretien lundi en marge du sommet du G8 en Irlande du Nord.
L'accord de Genève sur la Syrie, scellé lors d'une première conférence il y a un an et jamais appliqué, dessine les contours d'un règlement politique, mais sans se prononcer sur le sort du président syrien Bachar al-Assad, dont le départ préalable est exigé par l'opposition.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine