Les opposants doivent débuter leur réunion par une évaluation de la situation sur le terrain, où le régime de Damas a lancé une vaste offensive contre la ville stratégique de Qousseir, tenue par les rebelles dans l'ouest du pays, et voter sur l'entrée de nouveaux membres dans la Coalition, a affirmé à l'AFP une de ses porte-parole.
L'éventuelle participation de la Coalition à des négociations avec des représentants du régime du président Bachar al-Assad dans le cadre d'une conférence internationale dite de "Genève 2", une initiative lancée par les Etats-Unis et Moscou pour trouver une solution politique au conflit, devrait être discutée samedi, au dernier jour de la réunion, a indiqué cette source.
Pressés par leurs soutiens occidentaux et arabes de s'asseoir à la table des négociations, de nombreux membres de la Coalition ont exprimé des réserves quant à cette initiative, réclamant des assurances de la communauté internationale sur le départ du pouvoir du président Assad.
"Pour Genève 2, la condition (d'une participation) est que Assad démissionne", a répété jeudi à l'AFP Salem al-Moslet, membre de la coalition.
"Ce qui est clair, c'est que si la condition de l'opposition n'est pas remplie, il faudra intituler la conférence +Conférence Lavrov+", a ajouté M. Moslet, faisant référence au chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, dont le pays est l'un des principaux soutiens du régime de Damas.
A l'issue d'une réunion des Amis de la Syrie à Amman mercredi, les onze pays participants, dont les Etats-Unis, ont convenu dans une déclaration commune que "Bachar al-Assad, son régime et ses proches qui ont du sang sur les mains ne pourront tenir aucun rôle dans le futur en Syrie".


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