"Nous appelons la communauté mondiale à s'unir pour retrouver les hiérarques et les laisser regagner leurs églises", a écrit le patriarcat dans une déclaration publiée sur son site officiel.
"Nous appelons les gouvernements des pays occidentaux à arrêter de soutenir les extrémistes qui aspirent au pouvoir, car ce qui se passe en Syrie n'est pas une guerre civile mais une tentative de renverser le régime en place avec l'aide d'une force extérieure", ajoute-t-il par ailleurs.
"Nous prenons actuellement des mesures pour savoir où ils se trouvent, pour les aider et les libérer le plus vite possible", a pour sa part déclaré le chef du Département des relations extérieures du Patriarcat, le métropolite Ilarion, cité par l'agence Ria-Novosti.
L'Eglise orthodoxe russe appelle également les autorités de Syrie à faire tout leur possible pour retrouver les évêques.
La diplomatie russe a de son côté "condamné fermement" l'enlèvement des deux hommes et "exigé leur libération immédiate et sans condition".
"Cette provocation criminelle confirme une nouvelle fois que les extrémistes misent sur l'aggravation des antagonismes interconfessionnels en Syrie, néfastes pour le pays et toute la région", déclare le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, appelant la communauté internationale à s'opposer à de tels actes.
"La Russie met en oeuvre tous les efforts nécessaires - par des contacts avec les structures gouvernementales de Syrie et par différents autres canaux - pour faciliter une libération rapide des prêtres chrétiens enlevés", ajoute-t-il.
Lundi, un groupe armé a enlevé l'évêque Yohanna Ibrahim, chef de l'Église syrienne orthodoxe et l'évêque Boulos Yaziji, chef de l'Église grecque orthodoxe alors qu'ils menaient des opérations humanitaires dans le village de Kafr Dael, dans la province d'Alep.
Les assaillants ont intercepté la voiture des évêques dans ce village, ont tué le chauffeur et ont enlevé les évêques, selon l'agence de presse officielle syrienne SANA.
Les chrétiens, qui constituent environ 5% de la population syrienne, sont particulièrement vulnérables dans le contexte d'anarchie favorisé par le conflit qui ensanglante le pays depuis le début 2011, soulignent les organisations de défense des droits de l'homme.


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