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Les entrepreneurs libanais réussisent mieux à l'étranger que chez eux

Capture d'écran du site de The Economist.

Les Libanais de la diaspora sont quatre à cinq fois plus nombreux que leurs compatriotes qui vivent dans leur pays (15 à 20 millions contre 4,3 millions). Plusieurs d’entre eux se sont illustrés dans les affaires, comme le magnat mexicain des télécoms et homme le plus riche du monde, Carlos Slim, l’industriel franco-libano-brésilien Carlos Ghosn patron des constructeurs Renault et Nissan ou le puissant Nicolas Hayek à la tête du géant de l’horlogerie suisse Swatch, rapporte le magazine américain The Economist.

 

C’est que les Libanais ont le sens des affaires, souligne le très respecté magazine économique. Et ils sont présents partout, et dans tous les domaines : de la restauration à l’industrie du diamant en passant par les télécoms et le pétrole. Il est en effet plus facile pour eux de trouver un emploi à l’étranger qu’au Liban, théâtre de crises successives.

 

Fadi Nahas, l'un des exemples d'homme d'affaires de la diaspora pris par The Economist, vit en Turquie depuis les années 1980, une décennie marquée, au Liban, par la guerre civile. Il dirige 15 sociétés d’entreposage et de transport de fruits et autres produits périssables. A l’instar de nombreux Libanais, il est polyglotte.

 

Venant d’un pays qui peut basculer de la paix à la guerre en quelques heures, les entrepreneurs libanais ont appris à être flexibles. Zeinab Fawaz, auteure d’un livre sur les hommes d’affaires libanais en Amérique, affirme qu'"une bonne éducation, une capacité d’adaptation et les liens qu’ils tissent" sont les clés de leur succès. Aux Etats-unis, note The Economist, une famille libanaise moyenne gagne quelque 67.000 dollars par an.

 

Au Liban, gagner sa vie parait plus difficile. Christine Sfeir, femme d’affaires qui dirige 35 restaurants, dont la franchise Dunkin’ Donuts, liste les obstacles aux affaires au Liban, parmi lesquels l’étroitesse du marché  et les coûts élevés.

Des obstacles auxquels il faut ajouter l’instabilité chronique au Liban, dont la guerre dévastatrice entre Israël et le Hezbollah en 2006 et les affrontements de 2008 à Beyrouth, qui ont entrainé la fermeture de plusieurs enseignes gérées par Mme Sfeir.

Aujourd’hui, c’est la guerre en Syrie qui pèse sur l’économie du voisin libanais.

 

 

 

 

 

 

Les Libanais de la diaspora sont quatre à cinq fois plus nombreux que leurs compatriotes qui vivent dans leur pays (15 à 20 millions contre 4,3 millions). Plusieurs d’entre eux se sont illustrés dans les affaires, comme le magnat mexicain des télécoms et homme le plus riche du monde, Carlos Slim, l’industriel franco-libano-brésilien Carlos Ghosn patron des constructeurs Renault et Nissan ou le puissant Nicolas Hayek à la tête du géant de l’horlogerie suisse Swatch, rapporte le magazine américain The Economist.
 
C’est que les Libanais ont le sens des affaires, souligne le très respecté magazine économique. Et ils sont présents partout, et dans tous les domaines : de la restauration à l’industrie du diamant en passant par les télécoms et le pétrole. Il est en effet plus facile pour eux de trouver un emploi à...