"Nous déplorons le changement d'attitude de la Jordanie qui a ouvert depuis une dizaine de jours sa frontière et laisse passer des jihadistes et des armes croates achetées par l'Arabie saoudite. Cette attitude ne peut que durcir le conflit et faire plus de victimes", a indiqué cette source jointe par téléphone à partir de Beyrouth.
"C'est un changement d'attitude, car jusqu'à présent la Jordanie a strictement contrôlé sa frontière pour empêcher le plus possible le passage de terroristes et d'armes. Il s'agit vraisemblablement de pressions des pays hostiles à la Syrie", a-t-elle ajouté.
Il y a une semaine, un influent quotidien croate avait affirmé que son pays avait servi, entre novembre et février, de "point de transit" pour le transport d'armes et de munitions destinées aux rebelles syriens, dans le cadre d'une opération organisée par les Etats-Unis.
Le journal Jutarnji List affirmait que 75 avions de transports civils, turcs et jordaniens, avaient décollé durant cette période de l'aéroport de Zagreb.
"On estime que quelque 3.000 tonnes d'armes et de munitions ont été transportées à bord de ces 75 vols", écrivait le journal.
Selon la même source, il s'agit d'armes vendues par la Croatie mais aussi en provenance d'autres pays européens, dont la Grande-Bretagne, qui réclame une levée de l'embargo de l'UE sur les armes à destinations des rebelles.
Il s'agit notamment, pour ce qui concerne la Croatie, de canons de 60 mm et de lances-roquettes.
"Des responsables américains ont engagé des partenaires, la Croatie, l'Arabie saoudite, la Jordanie et la Turquie, dans cette opération d'armement des opposants" syriens, expliquait le quotidien.


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