Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Inde: cinq policiers tués dans une attaque de rebelles au Cachemire

Des rebelles séparatistes déguisés en joueurs de cricket ont tué cinq policiers mercredi à Srinagar, la principale ville du Cachemire indien à majorité musulmane, a-t-on appris auprès des autorités.
Deux hommes armés, soupçonnés d'appartenir à l'un des groupes séparatistes locaux ou de groupes en faveur d'un rattachement du Cachemire indien au Pakistan, ont été tués sur les lieux de l'attaque, un terrain découvert dans le district de Bemina, à Srinagar, où des enfants jouaient au cricket.


Une source policière a indiqué à l'AFP sous le couvert de l'anonymat que les assaillants ont d'abord prétendu vouloir jouer au cricket avant de sortir des armes d'un sac de sport et d'ouvrir le feu sur un groupe de membres des forces de sécurité, non armés.
"Ils se sont d'abord mélangés aux enfants qui jouaient au cricket", a précisé cette source qui n'est pas habilitée à parler officiellement aux médias. Le nombre total des rebelles n'a pas été précisé.
Le chef du gouvernement du Cachemire indien, Omar Abdullah, a confirmé devant le parlement local que cinq membres des forces paramilitaires avaient été tués et que cinq autres avaient été blessés.
"C'était un attentat suicide", a-t-il affirmé.


La dernière attaque à Srinagar remonte à janvier 2010, lorsque des islamistes de l'organisation pro-Pakistan Jamiat-ul-Mujahedin avaient ouvert le feu dans le centre de Srinagar avant de se retrancher dans un hôtel de la rue principale. Les deux rebelles avaient été tués, ainsi qu'un policier et un passant.
En octobre dernier, des hommes armés avaient ouvert le feu sur un hôtel, tuant le portier et faisant deux blessés.
La situation au Cachemire indien, où une insurrection séparatiste née voici plus de vingt ans a nettement diminué en intensité ces dernières années, s'est de nouveau tendue après l'exécution en février d'un séparatiste local.


Mohammed Afsal Guru, pendu dans une prison de New Delhi le 9 février, avait été condamné à mort pour sa participation à l'attaque islamiste sanglante contre le Parlement de New Delhi en décembre 2001. Il jouissait toujours d'un fort soutien au Cachemire où de nombreux habitants doutaient de sa culpabilité.
Sa mort a aussi suscité de vives critiques à l'égard du gouvernement, qui a omis d'informer sa famille avant sa pendaison, et a relancé le débat sur le recours à la peine de mort alors que l'Inde n'avait exécuté aucun condamné depuis huit ans.


Par crainte de troubles, le gouvernement avait imposé un couvre-feu au Cachemire indien mais plusieurs manifestations avaient toutefois été organisées.
Omar Abdullah a récemment estimé que le gouvernement indien devrait lever ses draconiennes lois d'urgence toujours en vigueur au Cachemire et qui donnent aux forces de sécurité une immunité juridique quasiment intégrale.


La région a aussi été récemment le théâtre d'accrochages militaires entre l'Inde et le Pakistan, qui administre l'autre partie du Cachemire. Début janvier, plusieurs accrochages à leur frontière de facto ont fait cinq morts, dont trois au sein de l'armée pakistanaise et deux dans le camp indien.


L'Inde et le Pakistan, deux puissances nucléaires fortement militarisées, se sont livré trois guerres depuis leur indépendance concomitante en 1947 de l'empire britannique. Deux d'entre elles portaient sur le Cachemire, région divisée en deux mais revendiquée par chaque pays.

Des rebelles séparatistes déguisés en joueurs de cricket ont tué cinq policiers mercredi à Srinagar, la principale ville du Cachemire indien à majorité musulmane, a-t-on appris auprès des autorités.Deux hommes armés, soupçonnés d'appartenir à l'un des groupes séparatistes locaux ou de groupes en faveur d'un rattachement du Cachemire indien au Pakistan, ont été tués sur les lieux de l'attaque, un terrain découvert dans le district de Bemina, à Srinagar, où des enfants jouaient au cricket.
Une source policière a indiqué à l'AFP sous le couvert de l'anonymat que les assaillants ont d'abord prétendu vouloir jouer au cricket avant de sortir des armes d'un sac de sport et d'ouvrir le feu sur un groupe de membres des forces de sécurité, non armés."Ils se sont d'abord mélangés aux enfants qui jouaient au cricket", a...