Le président afghan Hamid Karzaï a donné jeudi à la mission de l'Otan menée par les Etats-Unis trois mois pour lui transférer le contrôle de milices "illégales" soupçonnées d'être armées par des forces occidentales et accusées de "tortures" et de "meurtres" par la population locale.
Le chef de l'Etat afghan avait déjà exigé le week-end dernier le retrait de forces spéciales américaines de la province du Wardak, un repaire des talibans aux portes de la capitale Kaboul, accusant ces soldats d'avoir créé des "groupes armés illégaux" coupables d'actes de torture et de meurtres.
"Aucune force de la coalition n'a été impliquée dans les prétendues fautes commises dans le Wardak", avait rétorqué Jamie Graybeal, porte-parole des forces américaines en Afghanistan.
Mais le président afghan est revenu à la charge jeudi en exigeant cette fois que le contrôle de toutes ces milices, non seulement dans le Wardak mais à travers le pays, soit transféré au gouvernement de Kaboul.
M. Karzaï a nommé un comité dont la tâche est de "demander aux forces de la coalition de livrer d'ici trois mois les groupes armés mentionnés aux institutions sécuritaires afghanes", selon un décret présidentiel dévoilé par le conseil des ministres.
"Cette décision a clairement été influencée... par les allégations et les accusations selon lesquelles des groupes armés par la coalition sont impliqués dans des cas de torture et de mauvais traitement d'Afghans en particulier dans la province du Wardak", a dit à l'AFP un haut responsable afghan sous le couvert de l'anonymat.
Ce nouveau litige entre Kaboul et Washington intervient alors que les deux pays tentent de parvenir à un accord sur le statut et le nombre de soldats américains appelés à rester en Afghanistan après la mission de combat des quelque 100.000 soldats de l'Otan qui arrive à échéance à la fin de 2014.
Le chef de l'Etat afghan avait déjà exigé le week-end dernier le retrait de forces spéciales américaines de la province du Wardak, un repaire des talibans aux portes de la capitale Kaboul, accusant ces soldats d'avoir créé des "groupes armés illégaux" coupables d'actes de torture et de meurtres."Aucune force de la coalition n'a été impliquée dans les prétendues fautes commises dans le Wardak", avait rétorqué Jamie Graybeal, porte-parole des forces américaines en Afghanistan.
Mais le président afghan est revenu à la charge jeudi...


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