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L'explosion à la frontière turco-syrienne visait les civils, la presse accuse Damas

L'explosion meurtrière survenue lundi à la frontière syro-turque est un acte terroriste visant les civils, a affirmé un ministre turc tandis que la presse turque soupçonnait les services secrets syriens d'en être responsable.

 

"Il n'y a pas de forces de sécurité dans cet endroit mais des civils. La cible était des civils, c'est apparent", a déclaré dans la nuit de lundi à mardi à la presse le ministre de la Justice Sadullah Ergin qui a inspecté les lieux avec ses collègues de l'Intérieur et des Douanes. "Je condamne cet acte terroriste", a-t-il encore dit.

 

Treize personnes, dont trois Turcs, ont été tuées et près d'une trentaine d'autres blessées par l'explosion d'un véhicule, apparemment piégé, au poste frontière de Cilvegözü (dans la localité de Reyhanli), séparant les secteurs turc et syrien.

M. Ergin a souligné que les autorités turques continuaient leur enquête pour déterminer la nature de l'explosif utilisé. "Nous disposons d'importants renseignements (...) C'est étudié par les responsables de la médecine légale", s'est-il contenté de dire aux journalistes, cité par l'agence Anatolie.

 

Le ministre de l'Intérieur, Muammer Güler, a de son côté expliqué que le véhicule qui a explosé, immatriculé en Syrie, avait été garé à l'endroit à 11H47 GMT avant d'exploser 20 mn plus tard, parlant d'"un puissant engin".

Si les autorités turques se sont gardées dans l’immédiat d'évoquer la thèse d'un attentat à la voiture piégée, pour la presse turque il n'y a aucun doute.

 

Selon le journal libéral Milliyet, c'est une puissante charge estimée entre 35 et 50 kg de TNT qui a explosé à la frontière, et de pointer du doigt les services de renseignements syriens: "La trace des moukhabarat dans l'attentat à la bombe", titre le quotidien.

 

Le journal pro-gouvernemental Sabah a vu dans l'attaque un acte de "provocation" de la part du président syrien Bachar al-Assad, dont le régime est en conflit avec les rebelles.

La Turquie a rompu avec le régime de Damas dont elle réclame le départ et abrite sur son sol près de 200.000 réfugiés syriens.

 

Les Etats-Unis, l'Allemagne et les Pays-Bas ont déployé le mois dernier sur le sol turc, dans le cadre d'une mission de l'Otan, des missiles sol-air Patriot destinées à protéger la Turquie d'une éventuelle attaque syrienne.

L'explosion meurtrière survenue lundi à la frontière syro-turque est un acte terroriste visant les civils, a affirmé un ministre turc tandis que la presse turque soupçonnait les services secrets syriens d'en être responsable.
 
"Il n'y a pas de forces de sécurité dans cet endroit mais des civils. La cible était des civils, c'est apparent", a déclaré dans la nuit de lundi à mardi à la presse le ministre de la Justice Sadullah Ergin qui a inspecté les lieux avec ses collègues de l'Intérieur et des Douanes. "Je condamne cet acte terroriste", a-t-il encore dit.
 
Treize personnes, dont trois Turcs, ont été tuées et près d'une trentaine d'autres blessées par l'explosion d'un véhicule, apparemment piégé, au poste frontière de Cilvegözü (dans la localité de Reyhanli), séparant les secteurs turc et syrien.
M. Ergin...