Les combats ont repris samedi après-midi sur plusieurs axes à Tripoli (Liban-Nord), après une matinée de calme relatif, faisant un tué et au moins quatre blessés, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). Les heurts qui opposent depuis mardi dernier les quartiers rivaux de Jabal Mohsen, en majorité alaouite et partisan de Damas, et Bab el-Tebbaneh, sunnite et hostile au régime, ont fait 13 morts, selon une source de sécurité.
Les violences ont éclaté après la mort de 22 jeunes sunnites partis du Liban combattre aux côtés des rebelles et tués le 30 novembre par l'armée syrienne sur son sol.
Damas a accepté mercredi de rapatrier au Liban les corps des jeunes hommes, selon une source diplomatique libanaise. Ce rapatriement doit s'effectuer en trois phases à partir de samedi, selon une source au ministère libanais des Affaires étrangères.
L'ambassade américaine à Beyrouth s'est dite "très inquiète" des violences à Tripoli, appelant dans un communiqué à "la retenue et au respect de la sécurité et de la stabilité du Liban".
La plupart des habitants de Tripoli, à majorité sunnite, soutiennent la rébellion syrienne. En revanche, le puissant parti chiite armé Hezbollah, principal allié libanais du régime de Damas, est accusé de combattre auprès des forces loyalistes en Syrie.
En outre, des accrochages quasi-quotidiens opposent dans des villages syriens frontaliers du Liban des combattants chiites proches du Hezbollah à des rebelles anti-Assad, selon des habitants et des militants.
Les violences ont éclaté après la mort de 22 jeunes sunnites partis du Liban combattre aux côtés des rebelles et tués le 30 novembre par l'armée syrienne sur son sol.
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