A l'issue de cette réunion co-présidée par le Japon et le Maroc, hôte de la prochaine réunion au niveau ministériel, le Groupe a, au nom de 63 pays (bien 63) plus la Ligue arabe, le Conseil de Coopération du Golfe (CCG) et l'Union Européenne, diffusé un communiqué s'inquiétant "de l'escalade de la violence, d'une extension de la crise à toute la région", ainsi que de la "détérioration de la situation humanitaire" dans le pays.
Le Groupe s'est par ailleurs félicité de l'unification de l'opposition syrienne lors d'une réunion à Doha le 11 novembre, souhaitant que cette "Coalition" de l'opposition syrienne "prépare une transition rapide, pacifique, et sans exclusive". Il appelle également tous les membres du Conseil de sécurité de l'ONU à "agir de façon rapide, responsable et déterminée" pour "accroître la pression sur le régime" de Bachar al-Assad.
Concernant les sanctions déjà existantes, le Groupe a "réitéré son engagement à améliorer" leur application et "à redoubler de vigilance pour empêcher le régime syrien de les contourner, notamment en cherchant des débouchés alternatifs pour son pétrole".
De ce point de vue, le Groupe a "renouvelé son appel à tous les pays pour qu'ils imposent un embargo sur les produits pétroliers syriens et interdisent les systèmes d'assurance et de réassurance pour les cargaisons de produits pétroliers syriens".
Le Groupe a lancé un appel similaire concernant les livraisons d'armes à destinations de la Syrie.
Depuis août 2011, les Etats-Unis ont interdit d'importer des produits pétroliers syriens. De son côté l'UE a interdit le 24 septembre suivant tout nouvel investissement dans le secteur pétrolier, ainsi que l'exportation d'équipements à destination de l'industrie gazière et pétrolière syrienne, le 1er décembre 2011.
A l'ouverture de la réunion de Tokyo, le ministre japonais des Affaires étrangères, Koichiro Gemba, avait pressé les représentants des pays présents de s'entendre pour mettre un terme aux violences entre les rebelles armés et le pouvoir syrien, débutées en mars 2011.
"La violence dure depuis plus de 20 mois et le nombre de morts dépasse désormais les 40.000, il y a une crise humanitaire. Nous sommes très inquiets d'une contamination de la crise à l'ensemble de la région", avait-il souligné.
"Le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas pu assumer ses responsabilités, il est de plus en plus crucial que la communauté internationale s'unisse" pour apaiser ces violences, avait poursuivi M. Gemba.
Cette réunion du "groupe de travail international des Amis du peuple syrien sur les sanctions", la cinquième du genre, a pour but de rendre plus efficaces les sanctions contre le régime al-Assad et d'élargir le groupe des "Amis".
Quatre pays ont participé pour la première fois à cette réunion - le Bangladesh, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Indonésie. L'essentiel de ses membres sont des pays arabes et occidentaux.
Le travail technique accompli à Tokyo nourrira la réunion ministérielle de Marrakech le 12 décembre, qui se penchera sur "les moyens à même d'assurer une transition politique", d'après le ministère marocain des Affaires étrangères.
La sixième réunion du Groupe de travail sur les sanctions se tiendra en février prochain en Bulgarie.


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