La Russie espère une "normalisation de ses relations" avec la Géorgie après la victoire de l'opposition aux législatives, a indiqué mercredi la diplomatie russe.
"Il est évident que la société géorgienne a voté pour des changements. Nous espérons qu'en fin de compte, ils permettront à la Géorgie de normaliser et d'établir des relations constructives et respectueuses avec ses voisins", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch, cité dans un communiqué.
"La Russie saluerait évidemment un tel développement", ajoute-t-il.
Moscou et Tbilissi n'entretiennent plus de relations diplomatiques depuis leur bref conflit de 2008, à l'issue duquel la Russie a reconnu l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, deux régions géorgiennes sécessionnistes pro-russe.
Peu après que le président géorgien Mikheïl Saakachvili, bête noire du Kremlin, a reconnu mardi la défaite de son parti aux élections législatives, le milliardaire Bidzina Ivanichvili, qui menait la coalition d'opposition victorieuse au scrutin, a déclaré qu'il entendait "normaliser" les relations avec la Russie, tout en répétant vouloir rejoindre l'Otan, une ambition vue d'un mauvais oeil par Moscou.
Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a dès mardi salué sa victoire, jugeant qu'il y aurait désormais "des forces plus constructives et plus responsables au parlement" géorgien. Il a indiqué par ailleurs que le parti au pouvoir russe Russie Unie était "prêt à un dialogue sur l'avenir des relations russo-géorgiennes".
La presse russe a en revanche accueilli mercredi avec réserve la victoire de l'opposition, estimant que le nouveau gouvernement ne serait pas en mesure de changer fondamentalement les relations avec Moscou.
Selon les experts, même s'il est réputé proche de la Russie où il a bâti sa fortune, M. Ivanichvili ne transigera pas sur la question ultra-sensible de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, et Moscou ne reviendra pas non plus sur ses positions.
Lire aussi:
Ivanichvili : fils de mineur, milliardaire et probable futur Premier ministre géorgien
"Il est évident que la société géorgienne a voté pour des changements. Nous espérons qu'en fin de compte, ils permettront à la Géorgie de normaliser et d'établir des relations constructives et respectueuses avec ses voisins", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch, cité dans un communiqué."La Russie saluerait évidemment un tel développement", ajoute-t-il.
Moscou et Tbilissi n'entretiennent plus de relations diplomatiques depuis leur bref conflit de 2008, à l'issue duquel la Russie a reconnu l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, deux régions géorgiennes sécessionnistes pro-russe.
Peu...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine