Le chef de la diplomatie russe a appelé à une nouvelle conférence sur la Syrie réunissant "les pays qui ont réellement une influence sur les différents groupes d'opposition" syriens comme la Turquie, l'Iran, la Ligue arabe, l'UE et les membres du Conseil de Sécurité de l'ONU.
Le but d'une telle conférence serait que "les acteurs extérieurs, sans la Syrie dans un premier temps, se mettent d'accord pour suivre, honnêtement et sans ambiguïtés, le plan Annan", a poursuivi le ministre russe après des entretiens à Pékin avec les dirigeants chinois.
M. Lavrov considère que "les supposées conférences des Amis de la Syrie" ne font que "soutenir le Conseil national syrien (la principale coalition de l'opposition syrienne, NDLR) et ses demandes radicales".
"Nous confirmons que nous allons coordonner nos actions sur la Syrie, et que le plus important maintenant est de mettre en oeuvre le plan Annan", a encore dit M. Lavrov au sujet de la Russie et de la Chine, deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU.
"Nous n'acceptons pas que la situation soit présentée comme si ce plan ne devait pas être appliqué, comme l'a récemment déclaré l'opposition syrienne", a-t-il souligné.
S'adressant samedi à une réunion ministérielle de la Ligue arabe à Doha, Kofi Annan lui-même avait réclamé un "réexamen en profondeur" de la stratégie de sortie de crise en Syrie, suggérant ainsi que sa médiation avait atteint ses limites.
Pékin et Moscou sont les deux principaux soutiens de la Syrie, opposant leur veto à deux résolutions du Conseil de Sécurité condamnant le régime de Bachar al-Assad pour les violences commises contre son peuple.
Ces dernières ont fait 13.400 tués depuis mars 2011, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine