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Dernières Infos - Social

Liban : plusieurs syndicats boycottent la grève générale de la CGTL

Le président de la Confédération générale des travailleurs au Liban (CGTL), Ghassan Ghosn.

Quelques chauffeurs de transports publics, les employés de la Middle East Airlines (MEA), ceux du port de Beyrouth ainsi que les employés de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ont pris part, aujourd'hui, au mouvement de grève lancé par la Confédération générale des travailleurs au Liban (CGTL).

 

Malgré les désaffections, le président de la CGTL a déclaré à la Voix du Liban (VDL) que la grève d'aujourd'hui est un "avertissement". Selon le leader syndical, le travail devait être suspendu au port et à l’aéroport international de Beyrouth pendant deux heures. "Les manifestants ne vont pas bloquer les routes, a-t-il ajouté, mais nous manifesterons lors des prochaines grèves".  S'il a dénoncé le gouvernement qui n’a pas "abordé les demandes des travailleurs" lors de ses dernières réunions, M. Ghosn a néanmoins assuré que le dialogue était toujours ouvert avec le Cabinet de Nagib Mikati.

 

La grève générale n’a toutefois pas fait l’unanimité.  Hier, le président de l'Union des syndicats des travailleurs au Liban, Maroun Khawli, avait vivement critiqué les positions de la CGTL, l'accusant d'être "au service du gouvernement". "Cette grève est organisée pour apaiser les tensions grandissantes et empêcher que la colère sociale ne se traduise en de véritables manifestations spontanées et incontrôlables qui fasse tomber le gouvernement", avait déclaré M. Khawli.

 

Le président du syndicat des enseignants du privé, Nehmé Mahfoud, a également critiqué l’"exploitation des citoyens pour des disputes entres les partis politiques au pouvoir". Dans un entretien avec le quotidien as-Safir, M. Mahfoud a affirmé que son syndicat n’était pas lié à la CGTL.

 

De son côté, le président du comité des enseignants du secondaire, Hanna Gharib, a annoncé que les enseignants n'"ont pas été invités à cette grève et ne sont donc pas concernés". Dans la nuit de mercredi à jeudi, le secrétaire général des écoles catholiques, le père Boutros Azar avait annoncé que celles-ci ne participeraient pas à la grève. "Nous n’avons pas été consultés avant que la décision ne soit prise, donc nous ne sommes pas concernés par cette grève, que nous considérons unilatérale", a-t-il indiqué, dans un communiqué.

Quelques chauffeurs de transports publics, les employés de la Middle East Airlines (MEA), ceux du port de Beyrouth ainsi que les employés de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ont pris part, aujourd'hui, au mouvement de grève lancé par la Confédération générale des travailleurs au Liban (CGTL).
 
Malgré les désaffections, le président de la CGTL a déclaré à la Voix du Liban (VDL) que la grève d'aujourd'hui est un "avertissement". Selon le leader syndical, le travail devait être suspendu au port et à l’aéroport international de Beyrouth pendant deux heures. "Les manifestants ne vont pas bloquer les routes, a-t-il ajouté, mais nous manifesterons lors des prochaines grèves".  S'il a dénoncé le gouvernement qui n’a pas "abordé les demandes des travailleurs" lors de ses dernières réunions, M....