L'administration Obama est prête à autoriser l'Iran à poursuivre la production d'uranium enrichi à 5% si Téhéran accepte des mesures draconiennes destinées à l'empêcher de fabriquer une arme atomique, rapportait vendredi le quotidien Los Angeles Times.
Washington demanderait en échange des "inspections sans restrictions" des installations nucléaires iraniennes et la mise en place d'un contrôle strict du programme nucléaire controversé de la République islamique, ajoute le journal, qui cite des responsables américains.
Si cette question a été très disputée au sein de l'administration américaine, "un consensus a progressivement émergé parmi les responsables américains et étrangers sur le fait que les Iraniens n'accepteraient probablement pas de cesser totalement l'enrichissement (d'uranium)" et que poursuivre dans cette direction pourrait se révéler contre-productif, explique le LA Times.
Mi-avril, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton avait prôné une politique de "donnant-donnant" vis à vis de l'Iran, soulignant que Téhéran devait fournir des "preuves" de sa bonne volonté, et qu'ensuite les Etats-Unis réagiraient "en conséquence".
Le programme nucléaire de l'Iran, notamment l'enrichissement d'uranium jusqu'à 20%, a été condamné par six résolutions de l'ONU, dont quatre assorties de sanctions qui ont été ensuite renforcées unilatéralement par les Etats-Unis et l'Union européenne.
Faiblement enrichi (de 3,5% à 20%) l'uranium peut servir de combustible à des centrales nucléaires ou à des installations à usage scientifique, mais poussé au-delà de 90%, il entre dans la fabrication de l'arme atomique.
L'Iran affirme enrichir de l'uranium seulement pour produire le combustible nécessaire à ses installations nucléaires actuelles ou futures.
Une partie de la communauté internationale redoute malgré les démentis de Téhéran que l'Iran ne cherche à se doter de l'arme atomique.
Ces soupçons sont au coeur des discussions entre l'Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni ainsi que l'Allemagne), qui ont repris en avril à Istanbul et doivent se poursuivre le 23 mai à Bagdad.
Washington demanderait en échange des "inspections sans restrictions" des installations nucléaires iraniennes et la mise en place d'un contrôle strict du programme nucléaire controversé de la République islamique, ajoute le journal, qui cite des responsables américains.
Si cette question a été très disputée au sein de l'administration américaine, "un consensus a progressivement émergé parmi les responsables américains et étrangers sur le fait que les Iraniens n'accepteraient probablement pas de cesser totalement l'enrichissement (d'uranium)" et que poursuivre dans...


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