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Syrie/ONU: nouveau projet de déclaration, verdict mercredi matin

Les ambassadeurs des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU se sont séparés mardi soir sans accord formel sur un projet de déclaration sur la Syrie et un texte amendé va leur être soumis pour une éventuelle adoption mercredi matin, ont indiqué des diplomates.

Selon l'ambassadeur français Gérard Araud, la France va présenter un "nouveau texte" et si aucun des pays membres ne présente d'objection, l'adoption formelle de cette déclaration du Conseil interviendra dans la matinée. Ce délai laisse le temps à certains pays membres réticents de consulter leur gouvernement.

Le projet de déclaration vise à soutenir la médiation de Kofi Annan en Syrie et à faire pression sur Damas. Elle s'est heurtée à des réticences de la Russie notamment. Selon son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, la Russie, fidèle alliée de Damas, refuse que la déclaration prenne "la forme d'un ultimatum" au régime syrien.

Le projet de "déclaration présidentielle" demande au président syrien Bachar al-Assad "d'appliquer totalement et immédiatement" le plan de règlement en six points mis sur la table par M. Annan lors de ses entretiens à Damas.

Ce plan prévoit notamment la fin des violences, un cessez-le-feu progressif, un accès humanitaire aux populations et un dialogue politique.

Dans la précédente mouture du texte, le Conseil prévoyait "d'envisager des mesures supplémentaires", non précisées, si les six points n'étaient pas appliqués dans les sept jours suivant l'adoption de la déclaration.

Selon des diplomates, le nouveau texte pourrait faire référence à des "étapes ultérieures", une formulation moins concrète et jugée moins menaçante.

Il s'agit d'une "déclaration présidentielle", qui doit être adoptée par consensus et qui a moins de poids qu'une résolution.

Moscou et Pékin ont mis leur veto à deux résolutions du Conseil condamnant la répression en Syrie, en octobre 2011 et en février dernier.

S'adressant vendredi dernier au Conseil, M. Annan l'avait appelé à parler d'une seul voix et avait sollicité son soutien, qualifiant les résultats de sa médiation de "décevants jusqu'ici".

Depuis Genève, M. Annan et le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil El-Arabi ont lancé mardi un nouvel appel à l'unité de la communauté internationale sur le dossier syrien.

"Les deux hommes ont souligné l'importance d'un message unifié de la part de la communauté internationale", a indiqué la responsable de l'information de l'ONU à Genève, Corinne Momal-Vanian.

Le Conseil de sécurité est aussi saisi d'un autre texte, présenté celui-ci par la Russie. Il s'agit d'un communiqué de presse dénonçant les attentats du week-end dernier à Damas et Alep (nord) qui pourrait être publié mercredi.
Les ambassadeurs des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU se sont séparés mardi soir sans accord formel sur un projet de déclaration sur la Syrie et un texte amendé va leur être soumis pour une éventuelle adoption mercredi matin, ont indiqué des diplomates.Selon l'ambassadeur français Gérard Araud, la France va présenter un "nouveau texte" et si aucun des pays membres ne présente d'objection, l'adoption formelle de cette déclaration du Conseil interviendra dans la matinée. Ce délai laisse le temps à certains pays membres réticents de consulter leur gouvernement.Le projet de déclaration vise à soutenir la médiation de Kofi Annan en Syrie et à faire pression sur Damas. Elle s'est heurtée à des réticences de la Russie notamment. Selon son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, la Russie,...