Pour sa part, le ministère israélien des Affaires étrangères relève dans un rapport lundi que "l'Autorité palestinienne traverse une crise financière", qu'il impute essentiellement à la baisse de l'aide étrangère.
"Nous sommes conscients de la nécessité de poursuivre notre dynamique vers la souveraineté et de maintenir les perspectives d'une solution à deux Etats", écrit le Premier ministre palestinien Salam Fayyad, qui doit participer à la réunion, dans l'introduction du rapport.
"Sans exempter Israël de ses obligations en tant que puissance occupante, nous pensons qu'un travail constructif peut et doit être accompli pour assurer l'indépendance politique et la viabilité économique de la Palestine dès le premier jour de sa naissance", ajoute-t-il.
"Bien que notre programme de politique constructive n'ait pas reçu de réponse positive et tournée vers l'avenir de la part d'Israël, nous savons que nous ne pouvons rester immobiles, sous peine de renoncer à notre quête de l'Etat de Palestine", selon le texte.
L'Autorité palestinienne affirme par conséquent sa volonté de développer les zones sous contrôle total israélien et poursuivre ses "réformes visant à augmenter les recettes et limiter les dépenses publiques", notamment en élargissant la base d'imposition et en améliorant la collecte des taxes et impôts.
Les Affaires étrangères israéliennes affirment pour leur part qu'"en 2011, Israël a poursuivi sa politique de soutien à la croissance économique en Cisjordanie", un diagnostic contredit par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, qui concluent au manque de nouveaux allègements des restrictions israéliennes durant cette année.
La Banque mondiale a prévenu la semaine dernière que les difficultés budgétaires chroniques traversées par l'Autorité palestinienne en raison des restrictions israéliennes et de la baisse de l'aide internationale "mettaient en péril les gains" enregistrés ces dernières années.
Le FMI a appelé de son côté à une aide supplémentaire rapide des pays donateurs.
Les deux institutions financières soulignent que l'Autorité palestinienne manque de plus de 500 millions de dollars (410 M EUR) pour boucler son budget pour 2012, encore en préparation.
Elles insistent pour l'application par Israël d'un accord conclu entre les ministères des Finances palestinien et israélien pour améliorer la collecte des taxes douanières et réduire l'évasion fiscale, susceptible de réduire substantiellement le déficit budgétaire.
Elles rappellent que les recettes des taxes douanières collectées par Israël pour le compte de l'Autorité représentent quelque 70% des recettes de celle-ci.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine