Zhang Ming arrive en France après s'être rendu en Arabie Saoudite, où il a vu le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdellatif Zayani, et en Egypte, où il a rencontré des responsables de la Ligue arabe ainsi que le ministre égyptien des Affaires étrangères, Mohammed Kamel Amr.
En France, il ne rencontrera aucun membre de l'exécutif français. Il verra ce mercredi le conseiller diplomatique du président Nicolas Sarkozy, Jean-David Lévitte, et jeudi Jérôme Bonnafont, directeur de cabinet du chef de la diplomatie Alain Juppé, et Jacques Audibert, directeur politique du ministère des Affaires étrangères, selon le Quai d'Orsay.
"La France accueille avec intérêt ce représentant du gouvernement chinois" à qui il sera rappelé "l'urgence d'une solution humanitaire", "l'urgence de la cessation de la répression" et "l'urgence d'une solution politique", a précisé lors d'un point-presse le porte-parole adjoint du ministère, Romain Nadal.
Ses interlocuteurs souligneront aussi la nécessité de soutenir "l'action de l'envoyé spécial conjoint du secrétaire général des Nations unies et de la Ligue arabe, Kofi Annan", a-t-il ajouté.
La France avait accueilli fraîchement, vendredi, l'annonce par Pékin de l'envoi à Paris de cet émissaire chinois. Paris lui exprimera "l'importance que nous attachons à ce que la diplomatie chinoise réalise combien il est urgent de bouger au Conseil de sécurité", avait alors dit le ministère français des Affaires étrangères.
Ce Conseil, avait-on ajouté de même source, "n'a pas pu jusqu'à présent s'exprimer parce qu'il y a deux pays qui ont voté contre" des projets de résolution condamnant le régime: "la Russie et la Chine".


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine