Dix personnes au total ont été tuées samedi dans les violences à travers le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
"Il s'agit des bombardements les plus violents depuis l'envoi de renforts de troupes cette semaine à Idleb. C'est le prélude à un assaut", a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, chef de l'OSDH.
Trois soldats ont été tués et 20 autres ont été grièvement blessés lorsque des rebelles ont attaqué des véhicules de transport de troupes qui tentaient de prendre d'assaut des quartiers de la ville, a-t-il ajouté.
"Le pilonnage a commencé à 05H00 du matin (03H00 GMT), ce sont des bombardements très, très violents", a indiqué de son côté Milad Fadl, militant local de la Commission générale de la révolution syrienne.
"Trois immeubles se sont déjà effondrés dans la rue Thalathin, dans l'ouest de la ville", a-t-il indiqué.
"Les forces du régime bombardent de l'extérieur de la ville, de plusieurs axes", a ajouté le militant, affirmant que l'opération visait à "faire plier la ville".
Depuis plusieurs jours, des troupes se massaient dans cette province montagneuse et frontalière de la Turquie, faisant craindre aux militants une réédition de l'offensive contre Homs et en particulier son quartier rebelle de Baba Amr, repris le 1er mars par l'armée après près d'un mois de siège et de pilonnage incessant.
D'après les militants, le plus grand nombre de rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL) se concentre dans la province d'Idleb, notamment dans le district de Jabal al-Zaouia, où un civil a été tué par des tirs des forces de sécurité samedi matin.
Dans la même province, à Saraqeb, 23 roquettes se sont abattues samedi sur la localité, blessant quatre civils dont un grièvement.
L'offensive à Idleb intervient au moment où l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan, rencontrait le président Bachar al-Assad pour discuter d'un cessez-le-feu immédiat, d'une solution politique globale et d'un accès et une aide humanitaires.
Ailleurs dans le pays, dans la province de Damas, deux soldats et trois déserteurs ont été tués dans de violents combats entre les forces régulières et rebelles à Daraya samedi à l'aube, selon l'OSDH. Un civil a été tué par des tirs le matin avec l'arrivée de renforts dans la localité.
A Damas même, les forces de sécurité ont mené une campagne d'arrestations dans le quartier de Jobar, dans l'est de la capitale, a indiqué à l'AFP Omar Chami, un militant local.


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