"Depuis l'aube, des positions de groupes de déserteurs dans le nord de la ville de Rastane subissent de violents bombardements", a déclaré à l'AFP Rami Abdel Rahmane, président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
"Le 5 février, un officier déserteur avait annoncé que Rastane était une ville libre", a précisé M. Abdel Rahmane.
Avec la reprise jeudi du quartier rebelle de Baba Amr dans la ville de Homs, beaucoup de militants s'attendent à ce que l'armée concentre désormais son offensive sur Rastane et sur la ville de Qousseir (15 km de Homs) contrôlée en grande partie par les rebelles.
"Il s'agit des deux villes qui concentrent le plus de rebelles dans le centre de la Syrie et on s'attend à ce que ça soit la prochaine étape dans l'attaque du régime contre les déserteurs", a indiqué M. Abdel Rahmane.
Rastane se situe sur l'autoroute liant la capitale Damas au nord du pays.
Par ailleurs, dans la province de Deraa (sud), les forces militaires se sont déployées dans la localité de Mleiha al-Gharbia, tirant aux mitrailleuses lourdes lors de combats avec des déserteurs, a indiqué M. Abdel Rahmane ajoutant qu'un officier des services de renseignement avait été pris en otage.
"Les communications ont été coupées et des dizaines de personnes ont été arrêtées dans cette localité", au nord est de la ville de Deraa.
En outre dans la province d'Idleb (nord ouest), un soldat a été tué dans des combats à l'aube dans la localité de Kafarnoubol entre l'armée régulière et des groupes de soldats dissidents qui ont attaqué un barrage, selon la même source.
Samedi, 44 personnes, dont 26 civils, ont été tuées par les violences à travers la Syrie, selon l'OSDH ajoutant que la majorité des civils ont péri dans des localités près de Damas lors de perquisitions menées par les agents de sécurité à la recherche de militants.
La révolte déclenchée depuis près d'un an contre le régime de Bachar al-Assad devient de plus en plus militarisée, alors que les violences ont fait plus de 7.500 morts, selon l'ONU.


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