Le bombardement de Homs, pilonnée depuis le 4 février dans le but d'y étouffer la contestation, a fait au moins trois morts lundi, au lendemain du soutien déclaré de la Ligue arabe à l'opposition au régime de Bachar al-Assad, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.
Deux civils ont été tués dans le quartier de Baba Amr, l'un des plus touchés par l'assaut, et un autre a été tué dans le quartier de Khaldiyé quand un tir de mortier s'est abattu sur sa maison, selon l'OSDH.
Dans la province de Homs, dans la ville de Rastane, une fillette de 13 ans et un homme ont été tués par des roquettes. Dans cette même ville, trois soldats de l'armée régulière ont été tués lors d'affrontements avec des déserteurs, indique l'organisation basée en Grande-Bretagne.
Ailleurs dans le pays, un civil a été tué à Khan Chikhon dans la province d'Idleb (nord-ouest) par les forces de sécurité, un à Hama (centre) par des tirs de snipers dans la nuit et un autre à Madaya, dans la province de Damas par tirs d'un barrage des forces de sécurité, selon la même source.
A Lajat, dans la province de Deraa (sud), berceau de la contestation, "de violents combats se déroulaient (lundi) matin entre un groupe de déserteurs et l'armée régulière" qui a également arrêté les mères de quatre déserteurs, a poursuivi l'OSDH.
Malgré la répression, des manifestations se poursuivaient dans le pays pour réclamer la chute du régime et exprimer leur soutien à Homs, selon des vidéos diffusées lundi par des militants.
"La Révolution continue tant qu'il y a un nourrisson vivant parmi nous", lit-on sur une pancarte brandie lors d'une manifestation rassemblant plusieurs dizaines de personnes à Kherbet Ghazalé (Deraa).
Dans le village de Tayyana, province de Deir Ezzor, des manifestants portaient des pancartes louant la "résistance face aux milices d'Assad" et scandaient "Par notre âme, par notre sang, nous nous sacrifierons pour toi, O Homs".
A Jabala, dans la province d'Idleb, des écoliers portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Ligue arabe merci, mais on demande plus", en référence à la nouvelle initiative arabe de dimanche, ou encore "comment puis-je étudier alors que mes copains se font tuer à Homs?".
Toujours dans la province d'Idleb, à Kafaroma, des dizaines de manifestants scandaient "Bachar, on a encore des comptes à régler, ton dernier jour est arrivé".
A Alep (nord), ville relativement épargnée par les violences et frappée vendredi pour la première fois par un double attentat, la jeunesse était mobilisée. A l'université d'Alep, dans le campus des sciences et la faculté d'économie, des étudiants scandaient "Vive l'Armée syrienne libre", qui combat le régime.
Depuis le début de l'offensive contre la ville de Homs, surnommée la "capitale de la révolution", plus de 500 personnes y ont péri, ont indiqué des militants en parlant d'une "grave crise humanitaire".


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