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Syrie: Assad a déjà renoncé au "dialogue" évoqué par la Russie

La Maison Blanche a écarté mercredi les appels de la Russie à un "dialogue" entre les forces en présence en Syrie et affirmé que le président Bachar al-Assad y avait renoncé en réprimant dans le sang la révolte contre son régime.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, en visite mardi à Damas, avait affirmé que "les efforts pour faire cesser les violences doivent être accompagnés d'un dialogue entre toutes les forces politiques".

Interrogé sur la possibilité de lancer un tel dialogue, le porte-parole du président américain Barack Obama a affirmé que "le régime Assad a eu l'occasion de dialoguer avec l'opposition, avec les Syriens qui réclamaient une transition (démocratique) pacifique".

Mais "plutôt que de saisir cette occasion, Assad a brutalement réprimé son propre peuple. Et cette répression continue à l'heure actuelle. Nous ne pensons pas que (ce dialogue) soit encore possible. Assad a fait son choix. Et le résultat, l'horrible résultat de ce choix, est que de nombreux Syriens, dont des enfants, sont morts", a ajouté Jay Carney.

"En ce qui concerne la visite de (M. Lavrov) en Syrie, son but n'était pas clair. Ce qui est évident, c'est que la Russie n'a rien d'autre à gagner, en se rangeant au côté du régime Assad, que de s'aliéner les Syriens", a-t-il encore déclaré lors de son point de presse quotidien.

"Dans les prochains jours, nous allons continuer à dialoguer de façon soutenue avec nos amis et alliés qui soutiennent le peuple syrien", a conclu M. Carney.

Au département d'Etat, la porte-parole Victoria Nuland a de son côté indiqué qu'un groupe de pays "amis du peuple syrien" allait se réunir prochainement.

L'un des sujets que les Etats-Unis souhaiteraient voir abordé est l'envoi d'aide humanitaire à la population syrienne, a-t-elle indiqué.

"Nous avons déjà réfléchi à la façon dont nous pouvons nous préparer financièrement et juridiquement pour être prêts à envoyer une aide humanitaire, que ce soit de la nourriture ou des médicaments", a dit Mme Nuland.

Elle a aussi souligné que la secrétaire d'Etat Hillary Clinton évoquerait l'idée turque d'une conférence internationale pour un règlement pacifique de la crise syrienne avec son homologue turc Ahmet Davutoglu lorsqu'elle le recevrait en début de semaine prochaine.
La Maison Blanche a écarté mercredi les appels de la Russie à un "dialogue" entre les forces en présence en Syrie et affirmé que le président Bachar al-Assad y avait renoncé en réprimant dans le sang la révolte contre son régime.Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, en visite mardi à Damas, avait affirmé que "les efforts pour faire cesser les violences doivent être accompagnés d'un dialogue entre toutes les forces politiques".Interrogé sur la possibilité de lancer un tel dialogue, le porte-parole du président américain Barack Obama a affirmé que "le régime Assad a eu l'occasion de dialoguer avec l'opposition, avec les Syriens qui réclamaient une transition (démocratique) pacifique".Mais "plutôt que de saisir cette occasion, Assad a brutalement réprimé son propre peuple. Et cette répression...