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GB: tollé après la libération conditionnelle de l'islamiste Abou Qatada

La ministre britannique de l'Intérieur Theresa May s'est déclarée mardi "vigoureusement opposée" à la libération sous conditions de l'islamiste jordanien Abou Qatada, décidée lundi par un juge et qui a provoqué l'indignation d'une bonne partie de la presse.

"Nous sommes vigoureusement opposés" à cette décision, a déclaré devant les députés la ministre de l'Intérieur. "Je persiste à penser que la place d'un terroriste est derrière les barreaux d'une prison et la place d'un terroriste étranger derrière les barreaux d'une prison étrangère", a-t-elle martelé.

Mme May a souligné que le gouvernement "ferait tout pour extrader Abou Qatada" vers la Jordanie, rappelant que "le gouvernement est en désaccord total avec la décision de la cour européenne des droits de l'Homme de Strasbourg", qui a bloqué l'extradition en janvier.

Elle a rappelé l'engagement du Premier ministre David Cameron de réformer la CEDH pendant la présidence britannique du Conseil de l'Europe juqu'à l'été.

Un juge britannique a ordonné lundi la libération conditionnelle du Jordanien, recherché dans son pays pour deux attentats en 1998, en dépit de l'avis contraire du ministère de l'Intérieur, dont le représentant avait fait valoir le "risque posé pour la sécurité du Royaume-Uni".

Le ministère a demandé que les conditions les plus strictes lui soient imposées. Il sera assigné à résidence 22 heures par jour, devra porter un bracelet électronique et n'aura accès ni à internet ni à aucun moyen de communication électronique. Ses visites et rendez-vous seront soumis à autorisation.

La décision de libérer "un des plus dangereux fanatiques de la planète" a été accueillie avec indignation par la presse populaire. Le Daily Mail titrait mardi matin "un terroriste sur le chemin des écoliers", allusion au fait qu'Abou Qatada avait été autorisé à emmener l'un de ses enfants à l'école.

Le Sun évoque une "capitulation britannique." "Une fois encore, les juges européens ont décidé contre les droits des citoyens britanniques à vivre en sécurité et en faveur des droits d'un monstre d'Al Qaïda qui veut notre mort".

Londres tente depuis six ans d'extrader le Jordanien, âgé de 51 ans, mais ses efforts ont été bloqués par la Cour européenne des droits de l'Homme. Celle-ci a estimé en janvier que certaines des preuves retenues à son encontre avaient pu être obtenues sous la torture.

Le juge britannique qui a prononcé sa libération lundi a aussi demandé au ministère de l'Intérieur de faire la preuve de progrès dans les négociations avec la Jordanie en vue d'obtenir des garanties sur son extradition dans les trois mois, faute de quoi il ne serait "plus possible de justifier les restrictions mises à sa liberté".
La ministre britannique de l'Intérieur Theresa May s'est déclarée mardi "vigoureusement opposée" à la libération sous conditions de l'islamiste jordanien Abou Qatada, décidée lundi par un juge et qui a provoqué l'indignation d'une bonne partie de la presse."Nous sommes vigoureusement opposés" à cette décision, a déclaré devant les députés la ministre de l'Intérieur. "Je persiste à penser que la place d'un terroriste est derrière les barreaux d'une prison et la place d'un terroriste étranger derrière les barreaux d'une prison étrangère", a-t-elle martelé.Mme May a souligné que le gouvernement "ferait tout pour extrader Abou Qatada" vers la Jordanie, rappelant que "le gouvernement est en désaccord total avec la décision de la cour européenne des droits de l'Homme de Strasbourg", qui a bloqué l'extradition en...